Micro entrepreneuses
Micro entrepreneur d'IMED en Inde  | Kamala. Il a 40 ans et est illettré. Il n'a jamais été à l'école ou suivi la moindre formation. Depuis le décès de sa femme il y a trois ans, il est aidé par son fils Kunnaq, âgé de 20 ans, et Viji, sa fille de 8 ans. Kamalaa créé son activité de restauration pour subvenir aux besoins de sa famille. Il y a un mois, il a reçu son premier prêt de 2000 rupees (35 Euros) par IMED. |
Il obtient aussi le soutien des membres de son groupe et d'une formation offerte par IMED lors des réunions hebdomadaires. Le lieu de travail de Kamala se trouve dans les bidonvilles de Chennai, plus précisément à son domicile. Son boui boui est très simple, on y voit des casseroles exposées sur des feux de bois et quelques ingrédients qui traînent un peu partout. On peut même se demander comment il fait pour servir de tels plats ! Il ne fait pas crédits aux clients puisque le service offert ne coûte pas cher mais aussi parce quil n’a pas de trésorerie suffisante. Kamala gagne 100 rupees par jour (2 euros) et espère gagner le double d'ici un an. Il envisage d’emprunter de nouveau auprès d’IMED pour s'acheter du nouveau matériel et améliorer ainsi la qualité de ses plats. Il aimerait tant augmenter son chiffre d'affaires et engager un cuisinier dans un restaurant rentable. Kamala gagne 100 rupees par jour (2 euros) et espère gagner le double d'ici un an. Il envisage d’emprunter de nouveau auprès d’IMED pour s'acheter du nouveau matériel et améliorer ainsi la qualité de ses plats. Il aimerait tant augmenter son chiffre d'affaires et engager un cuisinier dans un restaurant rentable.
Micro entrepreneuse d'IMED en Inde  | Karnachi. Elle a 32 ans, et deux enfants Kumar et Pratap, agés respectivement de 10 et 8 ans. Elle a commencé sa micro enterprise en faisant de la peinture dans la rue. Rapidement, elle a repéré un nouveau lieu de vente, situé près d'un temple. Avec le prêt de 2000 Roupies accordé par IMED, Karnachi a pu acheter plus de matériel, tel que de la peinture et des calques.
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Grâce à ce lieu de vente stratégique et ses capacités de gestionnaire, Karnachi assure des revenus réguliers. Elle a même embauché son mari dans l’atelier de peinture qu’elle a acheté, à côté d’un temple indou : lieu de vente stratégique !!! Les bénéfices moyens de Karnachi s'élèvent à 100 Rupees par jour (1,8 Euros) mais devraient rapidement augmenter. En effet, le second prêt a permis au mari de Karnachi d'installer un étalage de tableaux très proche du temple. Aujourd’hui, elle n'a plus de stress financiers et entrevoit même un avenir brillant pour ses enfants. Karnachi n'avait jamais imaginé que ce changement de situation financière était le résultat direct de ses qualités de businesswoman. Mais sa plus grande fierté est d’avoir permis à son mari de démarrer sa propre activité.
Micro entrepreneur de la GRAMEEN KOOTA en Inde  | Balamma. C' est un veuf avec six enfants. Il continue de rembourser ses gros emprunts. Lorsqu’il a joint la Grameen Koota, il a emprunté une première fois 4 000 roupies (soit 60€), ce qui lui a permis d’acheter du matériel de bricolage. Il désirait développer son propre artisanat. C’est ainsi qu’il s’est mis à confectionner des chapeaux de paille. Ils sont splendides ! |
A l’aide des ventes il a pu rembourser ses emprunts et augmenter ses revenus pour subvenir à ses besoins familiaux. Il a ensuite emprunté une seconde fois 7 000 roupies (soit 105€) pour s’acheter plus de matériel afin de devenir plus productif et d’augmenter significativement ses revenus. Aujourd’hui, il pense à souscrire une troisième fois pour le plus grand bonheur de sa famille...
Micro entrepreneur de SEWA en Inde  | Gowramma. Il n’a jamais été à l’école parce que ses parents n’avaient pas assez d’argent pour ce genre de choses. Il a cinq fils et deux filles et est marié depuis quinze ans. Sa vie a été difficile à cause du manque de revenus familiaux. Après le mariage d’une de ses filles, les difficultés financières ont encore augmenté. |
C’est à ce moment là qu’il a entendu parler de la SEWA. Il était angoissé à l’idée de souscrire un prêt. Mais, il a rejoint la SEWA avec ses voisins pour former un groupe de prêts solidaires. Il a aujourd’hui emprunté pour acheter des outils de soudure, et a pu augmenter ses revenus et même épargner. Il est maintenant très fier d’appartenir à ce groupe d’entraide et a grandement amélioré son niveau de vie.
Micro entrepreneur de la GRAMEEN BANK au Bangladesh  | Batul. A l'age de 11 ans il a perdu sa mère. Torturé par sa belle-mère, il quitta son village pour Dacca où il y trouva un petit boulot de porteur. Une mauvaise rencontre l’a conduit à devenir dealer d’héroïne. Rapidement arrêté par la police, il subit la prison où les officiers battent les détenus. A la fin de sa peine, il a retrouvé la rue, une fois de plus SDF, et trouva un petit emploi dans le recyclage des bouteilles en plastique.
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La chance lui est apparue lorsqu’il a rencontré la Padakhep, une filiale de la Grameen qui propose des ateliers sur l’hygiène, la santé, les sanitaires, la nutrition, le développement des compétences, l’apprentissage, les maladies graves comme le SIDA, l’éducation... Il assistait à ses rencontres régulièrement avec beaucoup d’enthousiasme et d’intérêt. Percevant une évolution bénéfique en sa personne, la Padakhep lui a proposé un prêt de 500 Taccas, soit moins de 7 €. Avec cette somme, il a acheté du matériel de sculture. Il s’est entraîné, et, étant naturellement assez manuel il a fini par y arriver, et à vendre ses objects dans a rue. Avec ce petit boulot, il est parvenu à épargner entre 20 et 30 Taccas par jour. 6 mois plus tard, a reçu un second prêt : 2000 Taccas pour ouvrir une petite supérette en face de son lieu d’habitation pour vendre ses scultures. Cette progression lui a même permis d’offrir un job à un autre garçon qu’il paye 200 Taccas mensuellement.
Micro entrepreneuse d' HATTHA KAKSEKAR au Cambodge  | Nimsacar et Bundbon. Ils étaient restaurateurs et ont changé d’activité pour améliorer leurs conditions de vie. Ils ont entrepris une fabrique de pied de maison en béton servant à surélever les habitations. Celles-ci sont toutes surélevées au Cambodge pour éviter les inondations lorsque la saison des pluies approche et que les moussons inondent tout le pays.
| Ils avaient emprunté auprès d’usuriers pour financer l’achat de matériel avant de se rediriger vers l’Hattha Kaksekar et emprunter de nouveau. Le but de cet emprunt de 3000US$ à 2% par mois est de financer la croissance de leur activité grandissante. Depuis, ils ont fermé leur restaurant qui servait des soupes, des noodles et du riz, et ont embauché 2 autres travailleurs qu’ils rémunèrent à raison de 2$ par jour. Quant à eux, leur activité leur apporte entre 200$ et 300$ par mois. Leur voisin, garant de l’opération bancaire a eu raison de faire confiance à cette micro entreprise à l’avenir prometteur.
Micro entrepreneur d'HATTHA KAKSEKAR au Cambodge
 | Kombunhoor. Il est menuisier à Stung district. Il découpe et travaille le bois pour fabriquer et vendre des chaises, des tables, des bancs, des armoires et des portes. Pour faire face à la demande grandissante de ses clients, il a souscrit à la Hattha Kasksekar un premier prêt de 1000$ et un second de 2600$ pour recruter deux ouvriers et acheter une machine de découpe. |
Aujourd’hui son salaire est proche des 300$, et il rémunère ses ouvriers à hauteur de 1.5$ par jour. Cette réussite va lui permettre d’élever sa jeune fille dans les meilleures conditions possibles.
Micro entrepreneur d'HATTHA KAKSEKAR au Cambodge
 | Paysaret et Bunvisao. Ces deux personnes ont souscrit à un 1er prêt de 3000$ sur 24 mois pour développer un entrepôt de réparation mécanique. Leur micro entreprise répare, et vend des moteurs de voitures et de tracteurs. Ils ont commencé il y a 10 mois, et ce premier prêt à 2% leur a permis d’acheter d’anciens véhicules ainsi que du stock de pièces neuves pour leur permettre de débuter leur activité. Dans cet entrepôt, quatre personnes travaillent à plein temps, 3 membres de la famille et un apprenti qui est formé sur le terrain. Il n’est pas rémunéré. |
A ce jour, leur micro entreprise génère 1000$ de revenu par mois!!! Ils sont donc capables de rembourser mensuellement leur prêt sans inquiéter la grande sœur de Paysaet qui s’est portée caution du prêt.
Micro entrepreneurs d'HATTHA KAKSEKAR au Cambodge
 | Kien Rumnia et Song Sharon. Ces deux frères et sœurs ont fait une démarche auprès d’Hattha Kaksekar pour développer une activité de location de matériel pour les fêtes locales : mariages, cérémonies Bouddhistes, fêtes de tout genre. Ils ont donc, pour la première fois emprunté 1 100$ remboursable en 18 mois pour augmenter significativement leur stock de matériel et pour proposer des évènements de grande envergure. | Ils ont donc acheté des chaises, des tables, du matériel de musique et un moyen de transport pour déplacer leurs outils d’évènementiel, et le louer le jour de l’évènement. Depuis janvier 2005 l’activité est lancée, nos deux entrepreneurs ont même recruté deux travailleurs supplémentaires pour apporter un coup de main temporaire. Depuis le lancement, le revenu de l’activité ne cesse d’augmenter, si bien qu’aujourd’hui il est de 300$. Leur grande sœur, garante du prêt n’a donc pas de soucis à se faire quant au remboursement dégressif du prêt (2.5% par mois soit 90$ par mois aujourd’hui) et au placement obligatoire (3$ par mois). Les familles envisagent désormais sereinement l’éducation et la santé des trois enfants.
Micro entrepreneuse de CICM au Cambodge
 | Ou Seang. Elle la seule de tous ces membres à avoir déjà obtenu son prêt. Après avoir satisfait aux obligations d’épargne pendant 3 mois ( même 2 $ dollars suffisent), elle a emprunte 800 000 Riels (200 US$) afin de développer son commerce et de subvenir a ses besoins quotidiens. Son activité consiste à vendre des légumes coupés en petites pièces. Elle achète ces espèces de racines a l’état brut, les épluche et les tranche en fines lamelles. | C’est un complément indispensables, au même titre que le soja, dans leur plat de noodles ou soupe de riz. Ou Seang gagne 15000 Riels par jour (moins de 4 US$). Elle fait partie des plus pauvres que nous ayons rencontres jusqu’à maintenant. En effet, elle vit avec son mari et ses deux enfants (sa fille aînée est déjà partie) sur cette plateforme, dans le marché. En fait, sa maison est la plateforme sur laquelle elle travaille, et l’on peut apercevoir en arrière plan les seuls bien mobiliers dont ils disposent : une vielle télé et une vieille chaîne hi-fi. Les enfants ne peuvent pas aller à l’école, et ils vont donc vendre des citrons autour du marché. Cela apporte 4000 à 5000 Riels supplémentaires à la famille. Ainsi ils vivent à 4 avec moins de 20 000 Riels (5 dollars) par jour. Ils dépensent 7 à 8000 Riels en nourriture par jour (2 US$), ce qui représente deux repas seulement. Près de 4000 Riels pour l’électricité, l’eau et la location de leur plateforme/maison. Enfin, ils doivent payer 200 Riels pour chaque utilisation des sanitaires publics du marché, un luxe qu’ils ne peuvent se payer. C’est impressionnant de constater que les affaires personnelles en arrière plan sur les photos sont en fait les effets de 4 personnes. Ce premier prêt, remboursable en 12 mensualités à un taux de 3,5% par mois, est parfois un peu lourd à rembourser mais Ou Seang parvient à réunir la somme à toutes les échéances.
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