| Vos questions / nos reponses
|
|
| Home > MICRO FINANCE > Questions / reponses |
 1. Vos questions / Nos reponses
Vous avez une question sur le micro credit, vous voulez en savoir plus? Cette page est pour vous. Posez nous vos questions par mail : contact@micro-credit.fr et nous y repondrons en mettant en ligne les reponses si les questions sont pertinantes et interessantes pour tout le monde. Si nous ne savons pas y repondre, nous ferons appel aux professionnels du secteur. Alors, a bientot par mail! |
| |
 2. Definitions
DÉFINITION D’UN SECTEUR FINANCIER INTÉGRANT
Qu’est-ce qu’un secteur financier intégrant? De manière synthétique, un secteur financier intégrant n'exclut pas les populations pauvres ou à faible revenu de l'accès au crédit, à l'assurance, aux transferts de fonds et aux produits d’épargne. Dans de nombreux pays, les secteurs financiers ne proposent pas ces services aux populations à faible revenu, présentes sur le marché. Pour certains pays, ce secteur permet aux clients de bénéficier de produits d’épargne, mais pas d’assurances, alors que dans d'autres pays, le crédit peut être disponible, mais pas l'épargne.
La MICROFINANCE concerne l’intégralité de la gestion de petites sommes d’argent à travers un panel de produits, et tout un système de fonctions intermédiaires faisant circuler l’argent dans l’économie. La microfinance s’intéresse à de petites sommes, en s'adressant à des clients à faible revenu. Elle comprend toute une série de services et de produits financiers, dont notamment le prêt, l'épargne, l'assurance, et le transfert de fonds. Parmi les fournisseurs en matière de microfinance, se trouvent des organisations non gouvernementales (ONG), des groupes d’effort personnel, des coopératives, des syndicats de crédit, des banques commerciales et des banques d’état, des compagnies d’assurance et de cartes de crédit, des services de transfert, des postes et divers autres points de vente.
Le MICROCREDIT est une petite quantité d’argent mise à la disposition d’un client par une banque ou une autre institution. Un microcrédit bien réalisé personnalise à la fois ses termes, ses prix, ses critères, ses évaluations et sa diffusion, afin de proposer le meilleur accès possible aux clients, de limiter les risques et de proposer des services à long terme. On peut proposer un microcrédit à une personne ou à travers un modèle de garantie de groupe. Souvent évoqué comme "l'essence du développement du secteur privé", le microcrédit ne crée pas de potentiel économique, mais par contre il donne aux gens les moyens d’investir dans leur capital humain et productif de manière plus profitable, et en respectant mieux leurs priorités. Le microcrédit est un élément capital d’un panel plus large d’outils financiers pour les populations pauvres ou à faible revenu : la microfinance.
La MICROEPARGNE est un service de dépôt qui permet à des individus de stocker de petites quantités d'argent pour un usage ultérieur [1]. Ces mécanismes d'épargne permettent aux foyers de conserver de l’argent lorsque leurs revenus le permettent, afin de pouvoir répondre aux besoins de consommation ou autres urgences lorsque leurs revenus sont trop faibles. [2] Les pauvres épargnent pour : se prémunir contre les chocs, tels que les maladies et les dépenses médicales, se créer une base financière, prévoir des investissements futurs, préparer leur vieillesse et prévoir des dépenses à venir telles que droits de scolarité, mariage, ou naissance.
La MICROASSURANCE est un système par lequel des individus, des sociétés et d’autres organisations peuvent prévoir une provision financière leur permettant de partager leurs risques. Ces types de produits d’assurance comprennent les assurances vie, l'assurance de la propriété, l'assurance santé et l'assurance invalidité.
Les VERSEMENTS sont des transferts de fonds, de personnes «A» dans un lieu «X» à des personnes «B» dans un lieu «Y». Les transferts représentent la seconde source la plus importante de développement du financement derrière les investissements directs à l’etranger, et ils ont dépassé l’aide officielle au développement au cours des années 90. [3] Contrairement aux autres formes de circulation du capital, comme les investissements étrangers qui peuvent fluctuer en fonction de la situation politique ou économique, les transferts restent une source de financement relativement stable.
|
| |
 3. Introduction à la notion de micro crédit
Le micro crédit est un des services de la micro finance. Mohammed Yunus est à l’origine du Micro-Crédit avec la création de la Grameen Bank en 1978. Son idée de créer une banque pour les pauvres a suscité une extraordinaire révolution qui touche le destin de millions d’individus et passionne les responsables économiques et politiques du monde entier. Aujourd’hui, le micro crédit concerne à 70% les femmes et le taux de recouvrement est de 98%, c’est l’un des meilleurs du secteur bancaire. La banque prête de l’argent aux plus démunis qui n’offrent aucune garanties de remboursement et qui sont totalement rejetés par les conditions traditionnelles. Ce plan d’aide est devenu l’une des meilleures façons de lutter contre la pauvreté. Prenons l’exemple d’une couturière qui se voit financer une machine à coudre de l’ordre de 200 euros ; cet investissement lui permet de réaliser son projet de conception de vêtements. La faible somme avancée permet à la personne concernée de retrouver un véritable travail lui permettant d’améliorer ses conditions de vie et ceux de sa famille. L’encouragement et le suivi régulier apportés tout au long de l’emprunt permettent une bonne gestion du prêt accordé. "Tous les hommes sont capables de se prendre en main, de faire preuve d'imagination et d'esprit d'entreprise, à condition qu'on leur fasse confiance", explique le professeur Yunus. |
| |
 4. Caractéristiques principales du micro crédit
- Les prêts initiaux varient selon les institutions mais sont généralement de faible montant, à court terme, et normalement consacrés au financement du fonds de roulement. - Une évaluation informelle des emprunteurs est effectuée par les IMF. - Des garanties de substitution telle que les garanties de groupe ou l’épargne obligatoire sont souvent d’usage. - Les taux d’intérêt du marché sont appliqués en relation avec les coûts opérationnels. - L’accès à des prêts renouvelés et de taille plus importante dépend de la fréquence des remboursements des prêts précédents. - Les procédures de demande de prêt sont simples et uniformisées (ceci afin de réduire les coûts). - La fréquence des remboursements est périodique et régulière (par exemple, bi-hebdomadaire). Depuis quelques années, les prêts collectifs ont la faveur de la communauté des bailleurs de fonds et des ONG. Le succès de la Grameen Bank y est pour beaucoup. Les trois principaux avantages des prêts collectifs sont la réduction du coût des opérations, l’amélioration des taux de remboursement du fait de la pression des membres et de la solidarité du groupe et une préférence pour les pauvres et surtout les femmes à travailler en groupe pour des raisons financières et sociales. |
| |
 5. Ce qu'il faut retenir de la micro finance
- La microfinance et microcrédit durable offre aux plus démunis de meilleures perspectives et assure un impact durable sur la réduction de la pauvreté et sur le processus de développement social et humain. - La microfinance fait partie intégrante d'un secteur financier sain et efficient. - Presque la moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services financiers de base – non parce qu’ils ne peuvent se le permettre, mais simplement par manque de disponibilité de ces services. - La microfinance et microcrédit améliore concrètement la vie des gens et de leur foyer, et elle renforce les économies, en investissant dans la capacité de production des communautés locales.- La microfinance et microcrédit facilite l’intégration des populations pauvres au sein des flux économiques, en soutenant la croissance des marchés locaux et en augmentant les opportunités économiques par la création de nouveaux emplois, de nouveaux investissements et de nouvelles infrastructures. - La microfinance et microcrédit donne du pouvoir aux plus démunis en diversifiant les choix qui s’offrent à eux, et en renforçant leur confiance en eux par une plus grande participation économique. |
| |
 6. Pourquoi les femmes sont elles les plus ciblées par le micro crédit?
- Selon une estimation, il y a 1.2 milliards de gens absoluement pauvres dans le monde et la majorité sont des femmes. - Traditionnellement, ce sont elles qui s'occupent des familles, des enfants, de leur éducatıon, et de leur santé. - Dans de nombreux pays, leurs droits sont inférieurs aux hommes (barrieres sociales, économiques et politiques) => Pour toutes ces raisons, le micro crédit s'applique plus aux femmes qu'aux hommes. C'est par leurs responsabilités et leur envie de s'en sortir pour améliorer leur qualité de vie, qu'elles travaillent plus hardement et sont plus fideles aux remboursements du micro crédit. |
| |
 7. Prets individuels et/ou prets collectifs
| Avantages | Désavantages | | Prets ındıvıduels | - Adaptés aux besoins individuels des clients - Le client n'est pas tributaire d'un groupe - Le client n'a pas a couvrir ses pairs irresponsables | - Sélection et contrôle difficiles et couteux - Coûts de transaction élevés pour les IMF - Besoin de garantie ou de garants | | Prets collectıfs | - Faibles coûts de transaction pour les IMF - La pression sociale conduit a une meilleure selection et un contrôle plus éfficace - Pas de garantie (importante) requise - Soutien mutuel - Elargissement de la clientele | - Problemes liés a la composition changeante du groupe et a l'évolution des membres - Coûts de transaction assumés par le groupe / constitutıon et formation du groupe - Peut ne pas convenir aux besoins individuels - Vulnérable en cas de crise générale - Demande plus de temps a l'emprunteur - Moins efficace dans les communautés hétérogenes |
|
| |
 8. Les differents services proposes par la micro finance
La micro finance propose differents services qui accompagnent le micro credit. Ces services tiennent compte des attentes et des capacites financieres du public cible et des lois locales.
- La micro epargne : C'est une somme d'argent deposee regulierement par le micro entrepreneur de maniere a l'utiliser ulterieurement. => Toutes les IMF ne sont pas autorisees a offrir ce service (population en cas de faillite) => L'epargne est faiblement remuneree => Un taux d'inflation non negligeable peut nuir a l'autonomie financiere.
- La micro assurance : Ce sont des assurances contracrees par les micro entrepreneurs pour se couvrir de differents risques non maitrisables. => Produit innovant de la micro finance => Seuls les grosses IMF peuvent risquer de proposer ce service qui peut s'averer tres couteux.
- La location a bail : Ce service permet aux micro entrepreneurs l'eventuelle acquisition de materiel et outillage au terme d'une location. => Pendant la location, l'IMF reste proprietaire des biens.
- Les services non financiers : Ils se presentent sous differentes formes. * Les formations (en comptabilite, marketing...) * Les prestations (lors d'un manque de savoir faire) * Les services sociaux (alphabetisation, sante, nutrition, education) |
| |
 9. Les moyens de financements
Ils sont principalement de 2 differentes sortes :
- Les bailleurs de fonds : Ils sont de plus en plus presents ces dernieres annees. Ils offrent en general l'un des services suivants : * Subvention pour le capital de pret * Subvention pour couvrir les frais de demarrage * Des garanties pour les fonds commerciaux
- Les gouvernements : Ils interviennent plus pour l'aide sociale que pour l'aide aux programmes de micro credit. Ils ne sont pas tres experimentes dans le secteur. Cependant, les IMF et leurs clients sont confrontes a des contraintes reglementaires et juridiques pesantes. La participation des gouvernements dans la micro finance ne doit elle pas passer par la redaction de reformes permettant la promotion du micro credit? |
| |
 10. Avis des IMF sur le financemeent prive
De l’avis des IMF que nous avons visitées, les financements privés ne sont pas forcément la solution à leur problème de financement. D’une part il engendre d’autres problèmes tels :
- la main mise de l’investisseur sur le management de l’IMF : les IMF ne veulent pas d’un businessman qui dicterait les démarches à suivre pour être plus rentable, elles veulent garder leur indépendance dans la gestion de leurs organismes qui pour la plupart sont dirigées par des personnes ayant une démarche profondément sociale. - Pour les investissements en capital : la versatilité des investisseurs privés pouvant retirer leurs capitaux à tout moment risque de perturber l’équilibre. De plus, ce système de financement reste très complexe car les actions des IMF ne sont pas cotées publiquement et les IMF ne sont auditées en externe qu’une seule fois par an. Des audits internes sont réalisés plus régulièrement mais n’ont pas de valeur légale. - Pour le cas des prêts ou garanties : le fait de ne pas pouvoir discuter le rééchelonnement du prêt en cas de difficulté financière de l’IMF
Pourtant selon nous, passé les barrières liées en grande partie à un manque de connaissances et d’expérience d’investisseurs privés dans le secteur, les IMF se disent intéressées par les ces derniers « s’ils ont les mêmes visions et objectifs que l’IMF » |
| |
 11. Le rating, moyen d'évaluation
Les IMF sont face a 2 challenges distincts lorsqu'elles cherchent a obtenir des fonds des bailleurs et lorsqu'elles veulent se financer sur les marches commerciaux internationaux. Meme si ces evaluations sont deja proposees par des agences reconnues, elles ont tendance a etre couteuses et il subsiste un manque de standarts internationaux qui pourraient etre appliques a l'ensemble du secteur. De plus la plupart des evaluations ne sont pas rendues publiques, laissant la methodologie et/ou les resultats inconnus des parties potentiellement interessees. Enfin, les varietes des statuts et de modes d'organisation entrainent une approche de la notation qui a du mal a se comparer, au stade actuel de sa mise en oeuvre et des besoins, a un rating bancaire.
Le secteur de la micro finance a besoin d'un systeme de rating qui prenne en compte les differences d'environnement et qui offre une information claire aux investisseurs et donneurs sur la viabilite des IMF notees. Ce systeme doit s'appuyer sur des standarts de performance qui contribuent a ameliorer la qualite et l'efficacite des IMF tout en offrant un certain degre de confiance et de securtite auxc investisseurs prives. Le marche actuel du rating serait lui-meme trop etroit si les autres cibles ne venaient pas completer la demande (les bailleurs de fonds et les institutions elles memes). |
| |
 12. Difference entre usurier et micro credit
De tous temps, des services financiers ont été disponibles aux plus pauvres. Ces services étaient gérer par des « usuriers » qui utilisaient la dépendance des pauvres à l’argent pour leur prêter de faibles sommes avec des taux d’intérêt exorbitant. Leur désintéressement à l’usage de cette somme prêtée est un grave problème. L’absence de règlement est un second problème : les abus de pouvoir y sont innombrables. Soucieux d’une solidarité pour les plus démunis, des bénévoles ont inversé les règles au bénéfice des plus pauvres, ceci a donné naissance au micro crédit. En investissant temps et argent, le financeur va vers ses clients en proposant ses services avec des taux d’intérêts raisonnables et forme ses entrepreneurs qui trop souvent ne savent ni lire ni écrire. Certains organismes comme IMED, rencontré à Madras, consacre plus de 8 semaines de formation pour ses futures clientes. Il faut leur apprendre à gérer leur entreprise et à dépenser les bénéfices par priorité en passant d’abord par le logement, l’alimentation puis l’habillement. Grameen Koota organise tous les 6 mois des forums de rencontres pour un partage d’expériences entre les entrepreneuses, ce qui permet par ailleurs de faire sortir ces femmes de leur foyer. |
| |
 13. Les differents types d'IMF
- Les ONG : Elles sont generalement financees par les bailleurs de fonds. Leurs prets sont plus petits que les autres IMF mais elles proposent en parallele des services sociaux (sante, alphabetisation, nutrition et education).
- Les regroupements d'IMF : Ce sont des reseaux qui permettent l'amelioration de l'efficacite des services proposes en comparant les institutions les unes aux autres.
- Les cooperatives de credit : Ce sont les plus anciennes, elles proposent les prets les plus eleves. Elles sont financees par les depots d'argent auquels elles sont assujeties => La micro epargne est donc tres importante et tres developpee chez elles.
- Les banques commerciales : La rentabilite est primordiale chez elles. => Avantages : * Elles ont un droit de propriete, d'informations financieres qui leur permet une gestion prudente. * Elles ont un reseau de filiales qui leur permettent d'augmenter leur nombre de clients. * Les processus internes (administration, comptabilite...) sont bien etablis. * Elles peuvent compter sur leurs capitaux propres, et ne dependent donc pas des ressources instables des bailleurs de fonds. * Elles peuvent offrir une diversite de produits financiers
=> Desavantages : * Introduction sur le marche juge couteux. * Hauts risques. * Barrieres culturelles et socio-economique entre les banquiers et les micro entrepreneurs. |
| |
 14. Le modele Grameen bank
La Grameen bank a ete etablie en reponse a la demande de micro credit. Son succes depuis sa creation au Bengladesh la place parmis les acteurs de reference de la micro finance. => Ce qu'il faut retenir de la Grameen Trust : - Petits prets pour reduire la pauvrete - Oriente vers les plus pauvres des pauvres, et specialement envers les femmes - Conditions pour ses clients : * Ne pas avoir ni de nantissement ni d'autres emprunts. * Rembourser a frequence periodiques tres courtes. * Les plus gros prets sont accessibles exclusivements aux clients fideles aux remboursements anterieurs. - Programme de micro epargne - Leurs prets sont diversifies afin de reduire les risques encourus. - La recherche de rentabilite est un objectif majeur de la Grameen.
=> Les services de la Grameen Trust : - Des formations speciales et de l'encadrement pour les IMF - Des contacts entre les fondateurs d'IMF - Des audits et des assistances techniques La Grameen effectue des recherches pour legaliser les structures de micro credit localement. Ceci en vue d'augmenter le nombre d'IMF et leurs nombres de clients.
=> La Grameen Trust en chiffres : - Familles touchees en 2003 : 1 225 857 - Nombre de pays dans lesquels la Grameen Trust est presente : 35 - Nombre d'organisations partenaires : 116 - % de femmes clientes : 96% |
| |
 15. Adaptation du micro credit par rapport aux banques
Le temps et l’argent que requière un micro-entrepreneur ainsi que la faible somme d’argent prêtée sont les points majeurs pour lesquels la méthodologie des banques traditionnelles n’est pas adaptée au domaine de la micro finance. Prenons l’exemple de la Grameen Bank du Bangladesh, lors de son essai avec des étudiants, le Pr. Yunus est parvenu à ajuster les procédures pour proposer des services financiers adaptés aux pauvres. Il y a donc eu une adaptation des produits financiers et des services pour permettre un meilleur accompagnement et formation du futur client. D’une part, la grande difficulté fut de trouver une garantie en cas de non-remboursement de personnes non-solvables. Une des solutions est le recours aux prêts collectifs. Il faut savoir que la solidarité est très forte dans les pays en voie de développement, contrairement aux pays riches où l’individualisme prévaut. D’autre part, les frais de gestion et d’opérations du compte sont plus élevés. Dans un organisme de micro crédit, le « banquier » se déplace toutes les semaines pour faire connaître ses services et récolter les faibles sommes d’argent dues. Certains groupes sont à plus de 20 Kms de la branche, il perd ainsi un temps considérable. Enfin, les montants des crédits alloués sont très faibles, les procédures ont été considérablement simplifiées pour minimiser le coût par client. A force d’expérimentations, les organismes parviennent à adapter les règles strictes de finance pour aider efficacement les pauvres. Les modifications sont continuelles pour aider plus de personnes avec des services encore plus adaptes. La Grameen Bank est la première à s’adapter à ses clients. Récemment, elle a lancé le modèle « Grameen II » : celui-ci propose aux clients qui ont de la difficulté à rembourser de prolonger la durée du crédit pour éviter de pénaliser les autres membres du groupe. |
| |
 16. Exemples de "succes story"
Les programmes de microfinance contribuent efficacement à l’allègement de la pauvreté dans le monde:
- Des recherches menées par le Consultative Group for the Poor en Indonésie ont montré que les demandeurs de microcrédit ont augmenté leur revenu de 12,9 pour cent par rapport à une augmentation de 3 pour cent pour les revenus des groupes tests.
- Une autre étude menée par Freedom from Hunger a montré que des clients au Ghana ont augmenté leurs revenus de 36$ US par an au lieu de 18$ US par an pour les non clients. Les bénéficiaires du microcrédit ont non seulement été en mesure d'augmenter leurs gains, mais surtout de diversifier leurs sources de revenus. Quatre-vingt pour cent d’entre eux disposaient de sources de revenu secondaires, contre 50 pour cent pour les non clients.
- Une autre étude de la banque Rakyat en Indonésie a montré que les demandeurs sur l’île de Lombok ont augmenté leurs revenus de 12 pour cent en moyenne et que 90 pour cent des foyers se sont sortis de la pauvreté.
- Une étude des clients SHARE en Inde a montré que les trois quarts des clients ayant pris part au programme sur de plus longs termes ont bénéficié d'une plus grande amélioration de leur richesse. Ils ont découvert par ailleurs que l'assiette du revenu était stabilisée par la diversification des revenus, l'augmentation de l'emploi des membres de la famille et la fiabilité du développement des petits commerces.
- En Bolivie, les revenus des clients du CRECER (Credito con Educacion Rural) ont augmenté des deux tiers après leur adhésion au programme. De plus, 80 pour cent des clients ont déclaré que leur épargne avait augmenté, alors que 78 pour cent n’avait pas d’épargne du tout avant de prendre part au programme.
- Au Honduras, une étude de Save the Children montre que les clients ayant pris part aux programmes de crédit et d’épargne ont augmenté leurs revenus, ce qui leur a permis d’envoyer une bonne part de leurs enfants à l’école et de réduire les taux d'absentéisme.
- Au Bengladesh, le niveau d’éducation de base parmi les enfants de 11 à 14 ans issus de foyers des clients de BRAC a doublé en passant à 24 pour cent en trois ans, dépassant les enfants de foyers non clients de 14 pour cent.
|
| |
 17. La microfinance et l'Islam
La loi islamique assimile le taux d’intérêt à l’usure. L’interprétation qui en est donnée varie cependant selon les pays et selon les communautés et a conduit à différentes formes de finance islamique. Dans la finance selon la loi islamique, il est permis de distinguer les circuits courts de ceux où opèrent des intermédiaires financiers. Dans les circuits courts, on observe différentes formes de crédit sans intérêt (associations d’épargne se constituant en revolving funds, certaines tontines, …) Dans les circuits où opèrent des intermédiaires, le principe des transactions est qu’un cycle financier doit correspondre à un cycle productif de biens ou de services. Souvent, l’opération est triangulaire et implique un bailleur de fonds, un promoteur et un intermédiaire. On peut distinguer les opérations commerciales et les opérations d’investissement. Dans les opérations commerciales, on peut citer quatre exemples pratiqués par les banques et les sociétés de placement : • La mourabaha ou vente à bénéfices. • L’ijara ou commission est une forme de crédit bail ou de leasing. • Le taajir, location ou leasing consiste pour la banque à acheter équipements et matériaux et à les mettre à la disposition d’un entrepreneur moyennant une rémunération fixée à l’avance. • Dans le bai mouajjal, vente reportée, la banque achète des équipements ou des matériaux pour les revendre à terme. Les opérations d’investissement intéressent davantage le crédit à moyen et long terme. • La moucharaka est la prise de participation d’une banque au capital d’un projet. • La moudaraba est un financement de fiducie, il est une contribution au fonds de roulement. Source:www.lamicrofinance.org |
| |
|
|
|
|
|