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 1. Bresil (Crediamigo)
Sous les flashs et les caméras des journalistes brésiliens, nous avons été accueillis à la banque commerciale « Crediamigo » En temps que filiale indépendante de « Banco del NordEste », « Creditamigo » a été créée en 1998. Six ans après, elle comptabilise pas moins de 175 000 clients : la progression est impressionnante ! Ici au Brésil, le gouvernement a bien compris l’impact et le potentiel du micro crédit auprès des populations en difficultés. 51% de la banque commerciale lui appartient. Des facilités ont été mises en place pour attirer les capitaux vers la micro finance. Depuis 2003, chaque banque traditionnelle doit placer 47% de ses liquidités à la banque centrale pour assurer une stabilité monétaire. Depuis cette date, chaque banque a également la possibilité de placer 45% de ses liquidités à la banque centrale et 2% dans la micro finance. Concrètement ces 2% sont injectés dans la micro finance sous forme de prêts aux banques commerciales à 4%. Ce taux est très concurrentiel dans le secteur. « Crediamigo », c’est 175 000 clients répartis en 170 branches et 100 millions US$ de prêts. Ses principaux partenaires sont la banque mondiale et Accion (Très présent en Amérique Latine, Accion soutien également les plus grosses structures de la Bolivie et du Pérou). « Creditamigo » propose des services financiers et non financiers. - Services financiers : La micro assurance, le compte bancaire, et les micro crédits. Ces derniers sont collectifs (contrairement aux autres pays que nous avons visités en Amérique Latine), et les taux d’intérêts varient entre 3.5 et 4% par mois, ce qui est bien plus élevé que dans les pays voisins. - Services non financiers : le conseil entreprenarial Totalement rentable, « Crediamigo » gagne en moyenne 6 Reais (2 euros) par prêt et par client. Aujourd’hui « Creditamigo » ne couvre que 7% du marché potentiel brésilien, et planifie de toucher 15% de ce marché d’ici 2007. Afin de conclure notre livre de portraits, nous nous sommes rendus sur le terrain, à la rencontre des micro entrepreneurs. Et c’est là que nous nous avons été agréablement surpris. L’équipe encadrante de « Crediamigo est très proche de ses clients. C’est un phénomène que l’on voit plus généralement dans les ONG et les petites structures. Contact: Av. Paranjana, 5.700 - Passaré, Fortaleza, Ceará, Brazil Tel: 60740-000 www.bnb.gov.br/CrediAmigo |
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 2. Brésil (Enda)
 | Le 6 septembre, Sonia Carvalho, coordinatrice générale d’ENDA-Brésil nous a reçus dans ses bureaux à Rio de Janeiro pour nous expliquer en français les actions concrètes de son association | Avec pour objectif principal de soutenir les femmes dans les favelas et tout particulièrement Maré, une favela de Rio de plus de 670 000 habitants, ENDA fonctionne par projets. Elle nous raconte que dans cette favela, le trafic de drogue et les guérillas font régner un climat d’insécurité extrême qu’il est impossible pour les femmes et les enfants de circuler librement. Depuis le début du tour, nous pouvons dire que nous nous sommes aventurés dans des endroits toujours un peu plus risqués mais ici à Rio, les arguments des personnes rencontrées nous convainquent de ne pas y mettre un pied, c’est pour dire ! Dans ses lieux si risqués, il est difficile pour les ONG d’agir sur le terrain si bien que la favela n’aura obtenu en terme d’aide directe qu’une seule école primaire publique. Il y a 4 ans, ENDA s’est lancée dans un pari dangereux avec le soutien des locaux et est parvenue à monter des groupes de rencontre exclusivement pour les femmes. Ces lieux de partages ont permis de les sortir de chez elles et leur redonner confiance. Dans ce programme, Planet Finance est intervenue pour proposer à ces femmes des micro-prêts. Avec cet argent, les femmes se sont lancées sur tous types de travaux artisanats, elles ont apprécié cette main tendue de l’extérieur. A la fin de cette mission, les prêts ont été remboursés et les femmes ont continué à se retrouver. Lorsque Médecins Sans Frontière a osé s’aventurer dans la favela pour créer un centre de santé, ces femmes sont devenues tout naturellement leurs premiers intermédiaires et aujourd’hui encore, elles travaillent dans ce centre. ENDA a arrêté le micro-crédit, elle ne désire pas se spécialiser dans le domaine financier. Si bien que dernièrement, grâce à un don de la Fondation Carrefour, elle a mis à la disposition des femmes un fond rotatif en fédérant des groupes solidaires. De cette manière, les femmes gèrent elles-mêmes l’argent et elles savent très bien que si elles ne remboursent pas, les suivantes ne recevront rien. Dans ces groupes solidaires, les assistantes sociales stimulent les femmes en parlant de leur vie et leurs souffrances. La micro-entreprise est un moyen pour revenir à la réalité. Toutes les femmes se sont lancées dans des travaux manuels et parviennent à réaliser des bénéfices. En parallèle, ENDA diversifie ses services pour redonner de la couleur et de la vie dans les favelas. Contact: Lapa, Rio de Janeiro, Brasil http://www.endabrasil.org.br/ |
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 3. Perou (Mibanco)
MiBanco est la première banque commerciale privée du Pérou dans le secteur de la micro entreprise. Sa création remonte à 1998 lors du changement de statuts d’ONG à banque commerciale. La mission de MiBanco est d’apporter un service financier à la petite et moyenne entreprise qui généralement ont du mal à se financer avec le secteur bancaire traditionnel. Ainsi, contrairement à d’autres ONG ou banques visitées dans ce secteur, l’objectif affiché de MiBanco n’est pas de lutter contre la pauvreté, mais de combler les lacunes du système bancaire. Aussi, les 150 000 clients (un peu plus de la moitié de femmes) de MiBanco ne sont pas considérés comme pauvres, et leur micro entreprise est bien souvent prospère. Durant l’année 2004, une croissance de l’économie péruvienne de 4,5% et une inflation stabilisée de 3,48% a permis de faire apparaître un système bancaire national solide, avec beaucoup de liquidités. Et les actionnaires internationaux ne s’y sont pas trompés, la plupart des portefeuilles d’investissement se sont mis à investir au Pérou, tels que Triodos, Oikocredit, BlueOrchard... apportant ainsi au secteur les liquidités nécessaires pour son développement. MiBanco peut se targuer d’offrir à ses clients une multitude de services et de prestations, ainsi que des produits crédits répondant à chaque besoin spécifique de ses clients. Par exemple, les conditions des prêts varieront selon qu’il finance de l’équipement, du capital, des loyers, une maison, des projets spéciaux... On peut regretter que les taux d’intérêts soient exorbitants, jusqu’à 48% par an. A notre grimace, Mr Gordillo, directeur administratif et financier de MiBanco, répond que les coûts d’opération et de fonctionnement pour un crédit alloué s’élèvent à plus de 50% du montant de ce crédit. MiBanco est rentable, on comprend comment avec des taux pareils ! A la fin de l’entretien, Mr Gordillo nous annonce fièrement qu’ils viennent de racheter une participation de 13% de BancoSol, dont l’actionnaire principal est aussi ACCION International, afin de créer, avec la Banco Solidario de Ecuador, une plateforme commune pour la micro finance en Amérique latine. Cette synergie permettra aussi aux 3 institutions de réduire leurs coûts tout en gagnant des parts de marchés.
Contact: Av. 9 de Diciembre No. 280, Lima 1, Peru Tel: 51 1 315 6000 www.mibanco.com.pe |
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 4. Perou (CREAR Edpyme)
Jeudi 25 août, José Luis Tapia Casabonne, membre du comité de direction à Arequipa, nous a reçus dans ses bureaux pour nous présenter le domaine de la micro-finance au Pérou et les particularités de son IMF.Dans ce pays, quatre grandes institutions bancaires, dont CREAR, travaillent avec les pauvres. Avec ses 10 millions d’habitants, Lima présente un potentiel de clients le plus important. Comme au Chili, il existe au Pérou des compagnies de renseignements comme Certicom qui permettent à quiconque de connaître la situation financière d’un client potentiel. Si la personne est référencée dans l’un de ces fichiers, aucun crédit ne pourra lui être délivré. Nous avons encore bien du mal à accepter ce genre de système qui permet à toutes IMF d’analyser la solvabilité de son futur client. En effet, cette forme de sélection limite les risques de non-remboursements mais en aucun cas, ça ne sera une « main tendue » pour aider des personnes ambitieuses au passé difficile !Créée en 1998, l’IMF CREAR a connu un succès rapide grâce à un potentiel de clients important dans ce pays où l’économie informelle est considérable. Basée à Arequipa, ville de près d’un million d’habitants, CREAR a développé un concept de formation à la gestion de l’argent avant la délivrance du prêt. Proposant uniquement des prêts individuels, CREAR va à la rencontre de chacun de ses clients potentiels pour juger de sa capacité de remboursement et considérer la condition nécessaire de 6 mois d’expérience dans l’activité du micro entrepreneur. Elle offre des crédits individuels de 900 US dollars en moyenne sur 8 mois avec un taux d’intérêt de 2% mensuel soit 24 % annuel. Ce taux, bien que trop élevé à nos yeux, reste dans les moyennes du pays. Les banques traditionnelles péruviennes proposent des crédits avec un taux d’intérêt variant entre 15 et 18% annuel et d’autres organisations ont des taux encore plus élevés. « Oui, le taux est encore important. Notre mission est d’aider nos clients tout en permettant à notre institution d’être rentable. Nous empruntons à 9 % annuel et nous travaillons sans relâche pour diminuer nos frais de fonctionnement et de gestion. Ces dernières années, ce taux a bien baissé, nous n’avons pas dit notre dernier mot ! », reprend José Luis quand nous le questionnons sur ce chiffre.Aujourd’hui, CREAR souhaite modifier ses statuts pour avoir plus de liberté car l’Etat restreint beaucoup les marges de manœuvres des banques non commerciales, et leur impose de nombreuses taxes. Cette IMF souhaite diversifier ses services financiers, comme par exemple proposer de l’épargne ou une carte de crédit à ses clients. Bien implantée à Arequipa, CREAR détient un produit compétitif avec 95.6% de taux de recouvrement, elle développe actuellement son activité dans les autres régions du Sud-Ouest du Pérou. Avec 13 000 clients à l’heure actuelle, elle estime que d’ici 2 ans, elle dénombrera plus de clients à Lima où elle a ouvert deux agences.A la suite de notre entretien, José Luis nous a montré beaucoup d’intérêt sur notre aventure à vélo. Nous avons eu l’occasion de passer une journée entière avec lui, puisque c’est encore lui qui a servi d’interprète avec les micro entrepreneurs interviewés. Et merci à lui de nous avoir fait goûter aux spécialités locales lors d’un déjeuner mythique. Contact: Calle La Merced 121-A, 2o. Piso, Arequipa, Peru crearaqp@terra.com.pe |
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 5. Pérou (Caja Municipal)
Arrivés à Arequipa, nous visitons la plus importante des Caisses Municipales (Cajas Municipales) du Pérou. Le système de micro finance péruvien est composé de 2 banques (Mibanco et Bantra), de 13 caisses municipales, de caisses rurales et Edpymes (pequeño y micro empresa), ainsi que d’ONG. Le système des caisses municipales est le plus important du marché et celle d’Arequipa fait figure de leader. La Caisse Municipale est entièrement autonome au niveau économique, financier et administratif. Comme nous commençons à être habitués en Amérique Latine, nous sommes reçus dans les superbes bureaux de leur siège. Nous en sommes de plus en plus convaincus, les banques de micro crédit d’Amérique du sud veulent jouer dans la cour des grands et rien n’est trop beau pour montrer leurs réussites. Avec près de 200 000 clients, une excellente connaissance du marché, une technologie adéquate et une gestion efficace, la Caisse Municipale (CM) d’Arequipa n’en est plus à ses débuts et depuis sa création en 1986 CM n’a eu de cesse d’améliorer et de professionnaliser ses préstations. Sa vocation est la démocratisation des services financiers au Pérou : pays où 85% de la population active est concernée par les services microfinanciers. Les prêts aux micro entrepreneurs sont essentiellement des prêts individuels. Les garanties se font sur des titres de propriété. Dans un pays où l’accès à la propriété relève du parcours du combattant, CM a trouvé des alternatives. Aussi, les clients peuvent se regrouper pour un partage de titres de propriété et garantir ainsi leur prêt. Le plus courant est cependant d’avoir recourt à l’avis d’un expert de CM qui évalue les biens mobiliers, et le fond de commerce du futur client. Le prêt sera donc garanti sur la valeur évaluée par l’expert. Gare aux mauvais payeurs, le CM peut saisir ses biens ainsi évalués. Méthode certes contestable, mais le CM se défend en faisant valoir les taux de mauvais paiements les plus bas du marché. Il n’y a pas de préférence de sexe ou d’age, toute personne avec un projet (et des garanties suffisantes pour CM) est en droit d’obtenir un prêt. Cette Caisse Municipale touche un grand nombre de personnes qui n’auraient jamais pu investir sans leur aide. La demande est forte et l’offre se renforce en copiant de plus en plus les techniques des banques traditionnelles. Sans remettre en cause ce modèle performant, le micro crédit comme aide aux plus pauvres d’entre les pauvres reste une illusion dans de tels types d’institutions. Ceux qui n’offrent aucune garantie sont une nouvelle fois exclus du système. On se console en voyant l’immense majorité des péruviens profiter de ces banques de microfinance. Mais les vrais exclus auront encore et toujours besoin d’assistance, là où la microfinance montre ses limites à leur venir en aide.
Contact : La Merced 106 Arequipa, Pérou www.cmac-arequipa.com.pe |
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 6. Bolivie (Fades)
"FADES", Fundacion para Alternativas de Desarrollo. INTRODUCTION A La Paz, le 10 août dernier, nous avons été accueillis par Fernanado Mompo, directeur général de l’IMF "Fades". Cet homme nous a clairement exprimé qu’il recherchait des fonds pour augmenter le portefeuille de son association. C’ est ainsi que l’ entretien a pris une tournure toute particulière : Fernando nous a vendu son association. INFORMATIONS GÉNÉRALES - Création Axée sur le développement rural, "Fades" a été créée en 1986, et c’est en 1989 que le premier micro crédit a été délivré. A l’ époque, la plupart des micro-crédits étaient proposés dans les zones urbaines. En se positionnant ainsi, "Fades" a touché une toute autre cible.
- Structure juridique En Bolivie, on distingue 3 types de structures juridiques. 1. Les banques (comme la « Bancosol » ou la « Banco Los Andes »), dont le capital est supérieur à 6 millions de dollars. 2. Les FFP (Fonds Financiers Privés), comme la "Fades" et dont le capital est suppérieur à 1 million de dollars. 3. les ONG. A noter que seules les banques peuvent proposer la micro épargne.
- Réseau Finrual est le principal réseau de FFP et ONG boliviennes. "Fades" fait partie des 12 institutions membres.
- Origine des fonds Depuis sa création, "Fades" a toujours emprunté pour se créer un portefeuille. A l’origine, grâce aux coopérations internationales (taux d’ intérêts proche de 10% par an). Puis dans les années 2000 auprès de l’IAC et de l’union européenne aux alentours de 6%. "Fades" est actuellement en recherche de 2 millions de dollars. En Bolivie, seules les banques ne sont plus en recherche de fonds. PRODUITS PROPOSÉS L´originalité de cette IMF passe par les différents services financiers qu´elle offre à ses clients :
- La conversion de devises "Fades" offre l’opportunité à ses clients de convertir leurs prêts délivrés en $US, en bolivianos. Cette opération de conversion s’ éffectue également lors du remboursement mensuel, en monnaie américaine.
- Le paiement des factures L’association propose aux micro entrepreneurs de payer leurs factures (eau, électricité, téléphone...) moyennant une petite contribution. Cette opération financière permet aux personnes isolées, parfois situées à 3 heures de la première ville, de gagner du temps.
- Un accès à des liquidités Les milieux ruraux ne disposent pas de distributeurs de billets. Via l’ IMF "Fades", les micro entrepreneurs peuvent rembourser en CB et retirer des liquidités au sein de la branche.
- Le micro crédit Il est délivré en dollars. 85% des clients choisissent le prêt individuel. En Bolivie, ce type de prêt est mieux adapté, tout le marché suit cette tendance. Les montants varient entre 50 et 10 000 dollars sur 18 mois avec un taux d’intérêt qui oscille entre 16 et 26%. Le remboursement est mensuel et les objets divergent :il est même possible d´emprunter jusqu´à 1 500 $ juste pour augmenter sa qualité de vie…achat d´une TV par exemple !
- La micro assurance Elle est en projet pour 2006. Seules les banques commerciales proposent ce service.
- La micro épargne Seules les banques commerciales proposent ce service. (Bancosol et Banco Los Andes). Les capitaux propres de l´IMF doivent dépasser les 6 millions de $ pour obtenir ce statut et proposer ce service. "FADES" EN CHIFFRES - Nombre de clients : 22 000 - Portefeuille : 18.7 millions $ - Profit : 256 000 $ - Autosuffisance : 114% PERSPECTIVES - Ouverture d´ 1 à 2 branches en 2006 - Projet de micro-assurance - Recherche active de fonds. De 1 à 2 million de $ entre 6 et 9%. - La moitié du marché bolivien n´est pas couvert !!! Les perspectives sont donc excellentes pour cette IMF. Contact: Macario Pinilla 370, La Paz, Casilla 14927, Bolivia Tel: 591 2 2432727 www.fades.org.bo |
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 7. Bolivie (BancoSol)
C’est dans une superbe demeure coloniale que nous pénettrons pour nous rendre à notre rendez-vous avec Juan Carlos Herbas, directeur commercial de Bancosol. A l’évidence, la première banque de microfinance de Bolivie est là pour faire du business et elle s’en sort très bien ! Créée avec le statut d’ONG sous l’impulsion d’Accion (fondation américaine) en 1984, Bancosol devient une banque commerciale en 1992. Son exemple sera suivi par de nombreuses IMF boliviennes, ce qui contribuera à créer un environement extrèmement porteur pour le secteur de la microfinance. En la matière, la Bolivie est devenue une référence au niveau international et de nombreux pays s’inspirent de son modèle. Quelles sont les raisons de ce succès? Parmi les multiples facteurs, l’on peut citer en priorité: - L’existence d’un bon réseau d’institution privé rentable et travaillant dans de bonnes conditions de concurrence. - La couverture de la demande est bien assurée en ville et en campagne - Un marché dynamique qui permet de proposer des services adaptés aux besoins. - Un cadre légal solide et adapté pour les IMF Et ce succès est largement imputable à Bancosol qui représente 26% du marché de la microfinance bolvienne. Pour cela, Bancosol a dû se professionnaliser, elle propose pas moins de 16 différents types de services financiers allant du prêt classique à l’assurance-vie en passant par la carte de crédit et le prêt immobilier. Contrairement à des institutions comme la Grameen Bank, Bancosol n’accèpte pas les donations et se finance grâce à l’épargne de ses clients, mais souscrit également des prêts et délivre des obligations sur le marché bolivien. Les clients de bancosol travaillent le plus souvent dans l’économie informelle qui contribue à 20% du PNB et occupe près de 83% de la population active. L’économie informelle concerne toutes les activitées professionnelles non enregistrées officiellement. Le plus souvent ceci est dû aux fortes taxes relatives à l’enregistrement et à la lourdeur et la complexité du processus administratif. Bancosol délivre essentiellement des prêts individuels qu’elle juge plus adaptés à la culture locale. Cependant, en cas de non remboursement, la banque ne fait pas de cadeaux et les mauvais payeurs sont directement catalogués dans un fichier informatique (trop?) performant. De fait, les taux de remboursement sont exemplaires, mais les plus pauvres ont-ils une chance de pouvoir s’en sortir avec ces conditions draconiennes? En tant que leader du marché, Bancosol participe activement à l’élaboration des régulations et à l’amélioration du marché de la microfinance. Au niveau international, son actionnaire de référence ACCION International fait valoir le modèle de Bancosol à travers le monde et tente de le dupliquer sur tous les continents. Contact: Nicolás Acosta No. 289, La Paz, Casilla 13176, Bolivia Tel: 591 2 2484 242 www.bancosol.com.bo |
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 8. Bolivie (Crecer)
Contact: ZONA DE SOPOCACHI CALLE PRESBITERO MEDINA PASAJE LASTRA No 2931, LA PAZ, MURILLO, 13748, Bolivia Tel: 591 2 2419255 www.crecer.org.bo |
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 9. Chili (Contigo)
La fondation Contigo est une institution crée en 1989 par deux francais Hubert de Boisredon et Laurent Marbacher. Son rôle est celui d'une banque de micro-crédit permettant le financement de nombreux petits entrepreneurs, trop démunis financièrement pour accéder à d'autres formes de crédits dans les banques traditionnelles. La fondation se situe dans une des diverses "poblacion" (quartiers pauvres) de Santiago. Nous avons pu interviewer Carlo, son directeur, qui nous a presenté son organisation avant de nous emmener sur le terrain pour rencontrer des micro entrepreneurs. -Comment se déroule la demande du client et quelle est la procédure d'octroi? "Le client se présente simplement pour demander un crédit. Après lui avoir fourni les renseignements, nous lui donnons un carton présentant les montants empruntables et les échéances, variables en fonction du nombre de mois de remboursement. Si la personne est intéressée, elle revient pour la consultation du dossier." -Demandez-vous des justificatifs? "Non, pas nécessairement, certaines professions comme les indépendants ou les ambulants ne peuvent en fournir. On pose beaucoup de questions et par des contrevisites, on peut vérifier l'ensemble des dires de notre client. Tout est basé sur la bonne foi. Les analystes posent tout de même une tonne de questions sur les ressources et les charges du foyer. Le micro-entrepreneur déclare alors son état-civil, le nombre de ses enfants et, s'ils travaillent, leurs revenus, le nombre de personnes qui vivent sous le toit familial, etc... Une connaissance précise de la situation du client permet une bonne constitution du dossier et d'établir un lien de confiance entre les protagonistes." L'analyste avec ces différents renseignements peut évaluer la capacité de remboursement et le besoin du demandeur. Il dispose également d'un autre outil : le DICOM. Ce dernier est l'organisme recensant tous les impayés détenus par la clientèle des banques, organismes de crédit et même de Contigo. Il permet de connaître l'état exact de la dette à la concurrence et influe, bien entendu, négativament sur la demande du micro-entrepreneur. Après accord, le client signe un contrat l'engageant au remboursement de sa dette. Il faut savoir que chaque échéance doit être réglée impérativement avant le 30 de chaque mois. Dans le cas contraire, la personne sera référencée au DICOM. Le remboursement s'effectue ainsi à la carte. - A quels taux faites-vous ces prêts ? Vous permettent-ils l'équilibre financier ? "Les taux sont de 2,5 % par mois, soit 30 % par an. c'est le taux légal, le même que celui pratiqué par les banques qui ne font pas ce genre de prêts. Les usuriers prêtent à des taux de 8 à 10 % mois. Cela dit, nous n'avons pas atteint le seuil de rentabilité opérationnelle permettant que les intérêts couvrent l'ensemble des charges de fonctionnement y compris les salaires de nos 35 permanents. C'est notre objectif. Au départ, nous avons reçu des financements européens et l'aide de coopérants. Actuellement, le financement provient de la Banque interaméricaine de développement, de l'Agence de coopération internationale du chili et des entreprises chiliennes. L'appui financier d'institutions ou de particuliers chiliens devient de plus en plus nécessaire car nous devons faire face à des demandes de prêts qui s'accroissent d'année en année." En réalite, ils proposent différents types de crédit qui démarrent à 2,5% mais qui peuvent aller jusqu´à 3.4%. De plus, il est regrettable qu´une banque qui s´adresse aux plus démunis et à ceux rejetés du syteme bancaire traditionnel s´appuie sur un organisme comme le DICOM pour preter ou non de l´argent. Ainsi il n´y a pas de seconde chance pour ceux qui n´ont pu rembourser un pret des années auparavant. De plus, il nous a semblé étrange que la banque se limite volontairement à 1000 clients depuis 1995, alors qu´ils ont etablit qu´un portefeuille de 2500 clients leur permettrait d´atteindre la rentabilité financière. |
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 10. Chili (banco del desarrollo)
Banco del Desarrollo est une banque commerciale privée créée en 1983 qui a pour cible la population chilienne ayant un accès limité aux services financiers. En 1986, la banque se lance dans un programme de micro entreprise qui cible les entrepreneurs les plus pauvres. Etant donnée la forte Augmentation du secteur de la micro finance, la Banco del Desarrollo crée Bandesarrollo Microempresas en 1994 qui devient une filiale indépendante. Ils créent une plateforme commerciale capable d’innover et de développer des services financiers adaptés aux besoins des clients sur ce marché en constante évolution. La Banco del Desarrollo a gardé sa logique de banque commerciale pour sa filiale de Microempresas. Les clients doivent ainsi répondre à des critères bien précis pour avoir accès à leurs prêts. Par exemple, pour un prêt groupé le client doit répondre aux critères suivant : - Avoir entre 21 et 65 ans - Volonté d’entreprendre - Participer à un groupe de 8 à 16 personnes travaillant dans le même secteur géographique. - Travailler en groupe et être solidaire - Ne pas avoir de dette commerciale et financière |  |
La filiale de micro crédit propose des prêts groupés et des prêts individuels. Les clients les plus à risques sont généralement orientés vers le prêt groupé alors que les clients plus stables peuvent prétendre au prêt individuel. Pour ce dernier, le client doit avoir un an d’ancienneté dans une entreprise : cela limite entre autres les risques d’avoir un prêt utilisé pour la consommation. Microempresas propose une large gamme de services couvrant largement les besoins de ses clients en épargnes, emprunts et assurances. Les lois chiliennes n’autorisent pas les filiales à fonctionner dans le même domaine que leur maison-mère. C’est pourquoi Bandesarrollo Microempresas a une autonomie complète concernant des sujets comme l’embauche de ses salariés, la formation et le design de nouveaux types de crédits. Bandesarrollo a un total de 27 000 clients en 2002 dont 53% de femmes et compte près de 42 branches réparties dans tout le Chili. |
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 11. Philippines (Uplift)
 | Par le passé, les Philippines ont été considérés comme le « bon élève » de l’Asie du Sud-Est. Pourtant, l’instabilité politique, la corruption et enfin la crise financière asiatique de 1998 aura eu raison du développement économique du pays. Dans les rues de Manille, la pauvreté est omniprésente. Certains quartiers sont construits à même les décharges et c’est généralement à ces endroits-là que vous verrez le travail des collaborateurs de Uplift Philippines. |
Créé en 1993 par Interaide (ONG française), Uplift (Urban Program for Livelihood Finance and Training) fait depuis un travail de fond pour sortir et accompagner les plus pauvres dans leurs luttes quotidiennes pour améliorer leurs conditions de vie. L’objectif principal de Uplift est de proposer un programme de prêts productifs s’adressant aux plus pauvres d’entre les pauvres. Pour être assuré de cibler ces personnes, Uplift a développé trois niveaux de pauvreté. Le partenaire de « level O » (O pour Opportunity, ce genre de précision est très important chez Uplift où les clients sont appelés « partenaires » ) est le niveau pauvre des rues de Manille, il vit dans des conditions très précaires. Le partenaire de « Level 1 » dispose d'un revenu mais reste une personne instable et dans le besoin. Le partenaire de « Level 2 » est en général plus aisé et pourra prétendre à un prêt supérieur. L’objectif d’Uplift est d’avoir un maximum de Level O comme partenaire tout en gardant une structure rentable au niveau de ses services financiers. Lors de notre visite chez Uplift, nous avons accompagné Frédéric Porte (responsable d’Uplift Philippines) qui effectuait une de ses visites hebdomadaires sur le terrain. Ce fut l’occasion pour nous de rencontrer leurs micro-entrepreneuses de différents niveaux et de dresser de très beaux portraits. Dernièrement, Uplift a recentré ses activités pour une meilleure efficacité. En effet, aux Philippines, l’offre de micro crédit commence à être conséquente avec des organismes comme TSPI (que nous avons également visité). Cependant ces organismes s’apparentent plus à des banques commerciales, tandis que Uplift travaille toujours avec le soucis de sortir les gens de la grande pauvreté. Pour contacter Uplift aux Philippines : uplift@uplift.org.ph, Mais aussi le reseau Entrepreneurs Du Monde : contact@entrepreneursdumonde.org ou encore interaide@interaide.org
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 12. Philippines (TSPI)
TSPI Development Corporation (Pour la monnaie : comprendre : 10 pesos = 1 franc ou 65 pesos = 1 euro) Introduction TSPI est une association mature aux Philippines, elle figure parmi les 2 plus importantes organisations implantées sur place. Créée en 1981, elle a développé 58 branches sur la plus grosse île de l’archipel. Chaque branche compte en moyenne 3000 micro-entrepreneuses, le total du nombre de clientes s’élève aujourd’hui à 128 000 alors que 650 personnes sont employées au sein de TSPI : c’est gigantesque ! Fonctionnement de l’association - 100% des clientes sont des femmes. Les cycles de prêts sont de 6 mois à un taux de 3%/mois * Emprunt maximum lors du 1er prêt 5 000 pesos * Emprunt maximum lors du 2nd prêt 7 000 pesos * Emprunt maximum lors du 3eme prêt 9 000 pesos et ainsi de suite jusqu’a 50 000 pesos - Type de prêt : groupé. Les groupes oscillent entre 20 et 100 micro-entrepreneuses, sa grandeur dépend de la qualité du leader (qui est également client...). Plus il est bon, plus le groupe est grand. Services proposés en parallèle au micro-credit 1. La formation : Elle est obligatoire pour les nouveaux clients. TSPI est liée avec d’autres organisations non gouvernementales pour former les micro-entrepreneurs dans le besoin. Ce lien avec d’autres associations permet à TSPI de se concentrer sur sa croissance interne. 2. L’épargne : Chaque micro-entrepreneur doit épargner un minimum de 20 pesos par semaine. Cependant, il n’y a pas de plafond, et les volontaires peuvent placer plus s’ils le désirent. Le taux est de 5% par an. Ce service permet aux micro-entrepreneurs de leur créer un petit capital sans qu’ils ne s’en rendent vraiment compte ! 3. La micro-assurance : L’institution de micro finance est en partenariat avec une compagnie d’assurance qui propose de couvrir les accidents, maladies... jusqu’à 10% de la valeur du prêt. Cette solution 1/1000eme du prêt par semaine a chaque client. Prenons l’exemple d’un emprunteur de 5 000 pesos, il payera 5 pesos par semaine pour être couvert. TSPI a choisi de rendre ce service obligatoire a ses clients. Financement TSPI emprunte auprès de la banque des Philippines un maximum qu’elle ne peut dépasser à cause de la valeur de ses actifs. La monnaie, très instable, n’invite pas les investisseurs à investir ou prêter dans la banque des Philippines. Résultats - Portefeuille à risque : 1.4% - Taux de remboursement : 99.5% - Rentabilité opérationnelle : 119.2% - Rentabilité financière : 106.3% Stratégie - Conserver son indépendance financière - Baisser son risque financier en formant ses agents de terrains afin qu’ils prennent mieux connaissances des problèmes que rencontrent leurs clients et qu’ils soient capables d’y remédier. - Passer de 300 à 350 clients par agent de terrain pour gagner en rentabilite. - Conserver sa mission Chrétienne : « Glorify the Lord, by serving others ». La dimension religieuse est tres forte chez TSPI. |
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 13. Vietnam (TYM)
 | Le 12 mai dernier, nous avons rencontré l’association TYM à Hanoi. Nous en avons profité pour réaliser quelques portraits. |
Cette association est basée sur les même principes que ceux de la Grameen Trust. C’est à dire que les prêts y sont groupés, que le groupe se porte caution des autres membres du groupe. En d’autres termes, si l’un des membres du groupe ne rembourse pas ou pas à temps, ce sont les autres membres qui se cautionnent pour rembourser le prêt. Les prêts accordés ont 3 types d’applications bien distinctes : - Créer ou développer une activité (maximum 120$) - Fabriquer ou entretenir une maison (maximum 300$) - Avancer de la trésorerie pour faire face à des moments difficiles, comme des frais de scolarités, des frais médicaux...qu’il est plus facile de payer en plusieurs échéances. Créée en 1994, cette association est passée de 20 membres au moment de la création à plus de 12 000 aujourd’hui, répartis sur 8 branches. Les différents services de la micro finance sont proposés au sein de TYM. C’est à dire : - La micro assurance : Elle tellement bon marché que 100% des clients y cotisent. - La micro épargne. Elle est obligatoire, et au-dessus d’un certain seuil, elle peut être volontaire. Dans les 2 cas, elle est rémunérée comme suit. Court terme : 0.3% par mois Moyen terme, sur 3 mois : 0.55% par mois Long terme, sur 6mois : 0.6% par mois Comme dans beaucoup d’organismes, le taux de remboursement est de 100%. Mais en cas de problème dans le remboursement des mensualités, l’association ne se privera pas de « piquer » sur le compte épargne du client pour clarifier sa situation................que faut il en penser ? le taux de recouvrement est il dans ce cas réellement à 100% ? En 1999, un problème est survenu. De nombreux micro-entrepreneurs avaient beaucoup de difficultés pour recouvrir leur dette. Ce problème managerial, et surtout de mauvaises connaissances des clients a provoqué une réflexion sur la formation des équipes manageriales, qui depuis, sont formées. Mais cette formation a un coût. Plus l’association grandit, plus ce coût est élevé. |
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 14. Vietnam (Asso Bretagne Vietnam)
En octobre 2004, l’association Bretagne-Vietnam, dont la vice-presidente est Francoise le Mouee, a fait don de 100.000.000 VND (5000 €) à un organisme de micro crédit populaire dans la province de Hue. Cet apport a permis de mettre un place tout un programme destiné à sortir de la pauvreté 50 familles dans un premier temps, et plus de 100 à terme, dans 3 ans.Aujourd’hui, après 6 mois d’activité, le projet vient en aide à 66 familles. Ces familles ont un point commun entre elles : leur niveau de pauvreté. Ainsi, il leur a été proposé de souscrire à un prêt de 2000000 VND (environ 100€), au taux fixe de 0,4% par mois. Le prêt est remboursé en 20 mensualités de 100 000 VND (7 €). Les familles se mettent en groupe de 5, et élisent un responsable qui sera chargé de collecter l’argent tous les mois et d’assurer le bon remboursement de son groupe. Cette structure est gérée par deux employées seulement, et les frais de structure et opérationnels sont pris en charge par des fonds publics de la province. Elle n’est financièrement donc pas rentable, mais le but premier de ce projet de 3 ans est de venir en aide à ces familles pauvres. Nous avons pu rencontrer 4 familles et ainsi realiser des portraits pour notre livre. |
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 15. Vietnam (CEP)
 | Capital aid fund for Employment of the Poor ou CEP est une institution de micro finance basée à Ho Chi Minh sur le modèle de la Grameen Bank. | Cette IMF dit travailler pour et avec les plus pauvres pour améliorer leurs conditions de vie en leur proposant des services financiers et non-financiers adaptés à leurs besoins. Nguyen Thi Hoang Van, directrice générale de CEP, nous a reçu et nous a parlé avec beaucoup d’émotion de ses clients. Sans tenir de discours commercial ventant la réussite de CEP, elle nous a expliqué comment elle gardait espoir alors que tant d’exemples pouvaient lui faire baisser les bras. Dans son bureau, de magnifiques sourires d’enfants de micro-entrepreneuses et de clients la regardent et lui donnent le courage de se battre. A ce propos, notre projet de réaliser un livre illustré des micro-entrepreneurs du monde l’enthousiasmait et elle nous a d’ores et déjà demandé un exemplaire. Inauguré en juillet 1991, CEP a rapidement adapté les méthodes de la Grameen Bank au contexte socioculturel des pauvres de cette région du sud Vietnam. CEP s’est rapidement développé notamment grâce à ses nombreux partenariats et l’assistance de donneurs internationaux. En 2001, l’IMF a franchi un nouveau cap avec son partenariat avec le gouvernement australien qui lui permet de s’étendre davantage. En 2004, CEP a 146 salariés qui travaillent dans 15 branches et prennent en charge 55.884 clients. Son portefeuille de prêts atteint 6.681.000 US$ et ses clients épargnent déjà 1.815.000 US$. CEP s’est toujours développé en mettant la priorité sur sa rentabilité financière ce qui lui permet de l’atteindre en 2004 avec un taux de 102%. Mais le plus important pour cet organisme est de toucher à l’heure actuelle 79% de personnes pauvres et très pauvres, c’est à dire, vivant en ville avec moins de 0,86 US$ par jour et en milieu rural, avec moins de 0,65 US$ par jour. En effet, les caractéristiques des clients de CEP sont révélatrices : - Les clients prenant leur premier prêt ont un revenu moyen par jour inférieur à 0,62 US$. - La moyenne des prêts de ses 50,000 clients actifs est de 206 US$. Sachant que la moyenne pour le premier prêt est de 95 US$. - 73% des clients sont des femmes. - 79% sont pauvres ou très pauvres. Les clients sont classés en priorité en fonction de l’état de pauvreté pour l’obtention de leur prêt. |
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 16. Cambodge (CICM)
 | Le CICM (Centre International du Credit Mutuel) est une organisation internationale a but non lucratif dont la mission est de promouvoir le développement social et économique dans les pays en voie de developpement. Elle est à l’origine de la création du réseau CMSC (Cambodia Mutual Savings and Credit Network), présents à ce jour sur 3 marchés locaux de Phnom Penh. | Ils veulent redonner confiance à ces gens exclus du système bancaire traditionnel en les encourageant à épargner. Le plus gros obstacles a un développement rapide est la peur à l’encontre des institutions bancaires. En effet, marqué par des années de guerre et de régime autoritaire, les Cambodgiens ne font plus confiance aux établissements bancaires, souvent défaillants. C’est donc pour le CMSC un véritable challenge de changer les mœurs et de convaincre les plus pauvres de confier leur peu d’épargne en vue de se créer un petit capital.Pour parer cette méfiance, les membres détiennent une part sociale de l’association, ce qui leur permet de contrôler et diriger cette structure. Ils élisent un représentant en leur sein et participent dans les prises de décision. L’association leur appartient donc. Cette association propose trois types de services : l’épargne, le crédit et le transfert des salaires automatique. L’épargne est la base de leur combat dans la lutte contre la pauvreté. La tache de l’association consiste à convaincre ses membres d’épargner quelques dollars régulièrement, afin de leur offrir une meilleure assise financière. Mais pas facile quand on ne gagne qu’une poignée de dollars par jour ! En déposant 1US$, les membres peuvent obtenir un livret d’épargne. Apres trois mois, ils sont à même d’obtenir un micro crédit en vue de développer leur activité et d’augmenter leurs revenus. Les taux d’intérêts, dégressifs, sont de 3,5% par mois, sur une période de 1 à 12 mois selon la capacité d’épargne. Mais il faut passer par cette période de trois mois d’épargne obligatoire, avec 33% d’épargne bloquée. A moyen terme, le CMSC voudrait ouvrir 10 autres caisses sur 3 ans, toutes dans le milieu urbain. A ce jour, 96 clients sont membres de la branche, mais ce chiffre est en constante augmentation. C’est en effet un travail de longue haleine puisqu’ici, sur les marchés de Phnom Penh, seul le bouche a oreille fonctionne pour attirer des nouveaux membres, tant la phobie des banques est grande. Lors de notre visite, un membre avait recours a son premier pret de 100 US$ pour s’acheter un cochon. N’hésitez pas à consulter nos pages portraits pour vous rendre compte travail déjà accompli au sein de ses populations démunies.
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 17. Cambodge (Hattha Kaksekar)
 | Historique Fondée en 1996 grâce aux fonds attribués par Oxfam (bailleur de fonds Québequois), l’ONG Hattha Kaksekar s’est développé autour du lacTonlé Sap au fil des années. Cet organisme a ensuite reçu des aides de la part de la banque asiatique de développement et de la banque rurale de développement pour obtenir une licence de la part de la banque centrale cambodgienne et acquérir le statut d’IMF en 2001. Et c’est en 2003 qu’elle est devenue partenaire de la plateforme Planet Finance. |
Situation actuelle en chiffres - 6 branches - 7000 clients - 132 employés Taux pratiqués :
| Montants de l'emprunt | Entre 1 et 1001$ | Entre 1001 et 2500$ | Entre 2501 et 4000$ | | Taux d'interets | 3% | 2.5% | 2% | | Periode de remboursement | 10 mois | 18 mois | 24 mois | | Epargne obligatoire | 1$ par mois | 3$ par mois | 5$ par moi |
Profil des clients - 60% des clients sont des femmes - 100% font partie du milieu rural - Ils remboursent à hauteur de 98% - Répartition de leur activité : - 20% empruntent pour développer des métiers agricoles - 80% développent des petits business de campagne. Processus d’obtention du prêt : Il est très court. Sont formés seuls les micro entrepreneurs agricoles. C’est le « credit officer » qui démarche les nouveaux clients. Il vérifie leur situation, leurs dettes. Un problème subsiste Un problème subsiste, le taux d’intérêt trop important. Ce phénomène s’explique par 2 facteurs. Le coût de suivi client est trop important, et les organismes bancaires prêteurs aux acteurs de la micro finance utilisent des taux élevés, souvent au-dessus de 10% par an. Le secteur semble encore risqué.
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 18. Laos (Credit & Savings Union, Seno)
 | Dans le district de Savannakhet, nous avons visite le Credit And Savings Union, une des trois branches fondées par le Micro Finance de Vientiane. |
C’est une des seules structures existantes à ce jour à offrir des prêts aux clients sous forme de micro crédit, bien que les taux restent très élevés. Cette branche compte 460 membres, pour seulement 170 clientes qui empruntent, le reste étant des entrepreneuses pouvant épargner. Ce projet a vu le jour grâce a une aide de la banque rurale du Laos (Agricultural Development Bank) de 7000$, l’autre part de son capital provient de ses frais d’inscription des membres à hauteur de 56 000 000 kip (56000$). Les prêts accordés sont de trois sortes : - prêts pour les petites entreprises (small businesses loans), soit 85% des prêts en volume - prêts pour promouvoir et accroître la production agricole, financer l’outil de production afin d’obtenir un meilleur rendement, pour 10% des prêts accordés - enfin des prêts pour les familles, améliorer leurs conditions de vie et subvenir a leurs besoins primaires, à hauteur de 5% des prêts accordés. A la différence des organismes de micro finance visités auparavant, cette structure ne propose que peu de services complémentaires, seuls des séminaires sont mis en place pour aider les clients et clientes à gérer leur prêt. L’éducation, la formation, le suivi des familles restent inexistants. Les employés de cette structure sont au nombre de 3, ce qui parait insuffisant pour assurer un développement de cette activité de micro crédit dans cette région. Mais le gouvernement très protectionniste est encore défavorable pour la mise en place d’un cadre juridique propice à un développement du micro crédit. Nous nous sommes rendus sur le marché du village afin de rencontrer plusieurs micro entrepreneuses ayant bénéficié d’un prêt. Ce prêt est remboursable en une seule fois, six mois après et à un taux exorbitant de 48%. En cas de non-remboursement, le prêt s’élève alors a 96% ! Ce sont des prêts individuels, la notion de prêt solidaire ne pouvant exister et perdurer avec le système actuel. Les garanties sont donc les biens mobiliers et immobiliers de la famille, ainsi que des menaces d’emprisonnement venant du gouvernement. On ne devrait pas appeler cela du micro credit. |
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 19. Laos (Rural Development Cooperative)
Créée le 6 avril 2001, cette coopérative agricole propose actuellement à plus de 1600 personnes une solution d’épargne permettant à 883 personnes d’obtenir des micro crédits. Dès la première année, la coopérative dégageait du profit de l’ordre de 500 euros. Sous la direction de Somchit Bounleuam, six coordinateurs-terrains travaillent au bon déroulement des opérations et prospectent de nouveaux clients. Ainsi, en trois ans, le nombre de villages touchés par la coopérative est passé de 17 à 45. Suivant le montant du prêt souscrit par le client, le prêt sera collectif s’il est inférieur à 1000000 Kips (soit 80 euros) et il sera individuel si le prêt est supérieur à ce montant. Les prêts collectifs regroupent 4-5 micro entrepreneurs travaillant dans le même secteur d’activité. Les prêts collectifs sont basés sur une garantie de solidarité mutuelle. Pour les prêts individuels, la Cooperative prend des biens mobiliers en garantie comme un meuble, une TV ou encore une moto. Dans un pays où le revenu par habitant reste très faible, c’est en priorité l’homme qui a accès au crédit. Aussi, la coopérative ne prête qu’à 3,28% de femmes en 2003. Les périodes de remboursement varient en fonction de la nature de l’activité exercée par la personne. Pour le commerce et l’artisanat, la période de remboursement est de 3 mois. Pour l’activité agricole, cela varie en fonction des saisons, il faut compter généralement entre 3-6 mois. Enfin, si la coopérative prête à des groupements agricoles, le dernier remboursement se fait au bout de 6 mois. |
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 20. Myanmar (GRET)
Un nouveau principe : les caisses villageoises | Mardi 8 mars, nous avons rencontré Murielle Morisson, responsable de l’IMF créée par le GRET, Groupe de Recherche de d’Echange Technologique dans l’Etat Chin un milieu de montagnes au nord-ouest du Myanmar.A force d’adaptations, cette ONG, créée il y a près de 10 ans est parvenue à s’intégrer à la culture locale et à se faire accepter par les autorités. |  |
Dès le début, il semblait inconcevable de dupliquer le modèle de la Grameen pour diverses raisons. D’une part, les villages étant difficiles d’accès, il était impensable de rencontrer les clients chaque semaine. D’autre part, dans un pays qui vit sur ses réserves durant les 4 mois de mousson, il était difficile de réclamer de l’argent en l’absence de revenus. Enfin, dans un pays boudé au niveau international, il est difficile d’obtenir des subventions : la recherche de financements est l’étape la plus difficile pour les ONG implantées au Myanmar. Sur ses constats et dès l’obtention d’une subvention de 100 000 € par l’ambassade japonaise et l’ONU en 1998, l’équipe de Murielle Morisson a mis en place un modèle fort original pour faire profiter ces fonds. Les clients, aussi bien des hommes que des femmes, reçoivent de façon équitable la somme de 16 € en moyenne, remboursable un an plus tard. Cette avance leurs permet d’investir principalement dans l’élevage. Les clients sont sélectionnés sur leur projet et sur leurs capacités à rembourser. L’achat d’une vache par exemple, apporte des revenus quotidiens à la famille par le lait vendu et à la fin de l’année, la vente du bovin rembourse le capital initial. Ce crédit n’est pas sans intérêt, le taux annuel est de 45% payé à la fin de chaque mois, la visite mensuelle permet également de contrôler l’activité des clients. C’est le taux le plus élevé que nous n’ayons jamais rencontré. La raison est que 20% couvrent les frais de l’IMF (le calcul tient compte de l’inflation de la monnaie, ce taux est comparable à celui de la Grameen) et 25% permettent d’accroître le capital dit « caisse villageoise ». Il faut savoir que cet argent est investi d’une année sur l’autre pour le même village et donc les même clients, voila pourquoi les villageois acceptent ce taux car l’année suivante, ils recevront plus. Cela permet ainsi à l’IMF de pénaliser automatiquement le non-remboursement, voila une nouvelle forme de garantie de paiement pour les pauvres. Cette idée astucieuse est une forme d’épargne indirecte pour les villageois. Ce projet de micro crédit à permis d’éduquer la population, et l’économie interne s’est développée : les échanges de monnaie remplacent progressivement le principe du troc. L’IMF est parvenue à être rentable en 2000. Le conseil d’administration, composé uniquement de Birmans, travaille de manière autonome depuis 2001. Aujourd’hui, l’IMF vient en aide à 4000 entrepreneurs et toute nouvelle subvention permettra d’aider davantage encore de Birmans.
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 21. Bangladesh (Grameen Bank)
 Mercredi 9 février, avant notre rencontre avec le Professeur Mohammed Yunus, Fondateur de la Grameen Bank au Bangladesh, nous avons été reçus par Nurjahan Begum, Directeur Principal et Jannat E Quanine, Responsable du département des programmes internationaux. |  | Etant les premières à avoir intégrées le groupe de la Grameen en 1976, ces deux personnes nous ont retracé la « succes story » de cette banque adaptée aux pauvres qui est aujourd’hui un modèle de réussite dans le monde entier.Depuis près de 30 ans, la Grameen est parvenue à soutenir plus de 12 millions de micro-entrepreneurs et dénombre près de 4 millions de clients actifs. Ces prêts totalisent près de 100 millions de dollars US dont 48 millions déjà remboursés. Le taux d’intérêt reste selon nous encore trop élevé : 20% comparé au 13% des banques usuelles bangladaises, mais le service n’est pas le même... La Grameen parvient tout de même à sortir plus de 59% de ses clientes de la pauvreté. Au cours des années, la Grameen a diversifié ses activités pour donner davantage de pouvoir aux pauvres. Intérieurement, elle a crée sa propre compagnie de téléphonie mobile, délivre des aides au logement, propose des services en assurance et des prêts d’études pour les jeunes entreprenants. Extérieurement, Grameen Trust, une branche de la Grameen, propose en outre une assistance et un soutien financier pour les volontaires qui souhaitent dupliquer son modèle à l’étranger. Elle adapte continuellement ses services pour soutenir au mieux ses clients. Aujourd’hui encore, elle vient de moderniser son règlement en sortant le programme Grameen II : si une cliente ne parvient pas à rembourser son prêt quelque soit la raison, la banque lui propose de prolonger la durée de son emprunt sans pénaliser les autres membres du groupe qui devaient avant rembourser pour elle. C’est le fondement de son nouveau programme nommé « Grameen Generalised System ». Depuis 2002, elle a lancé un programme pour les plus démunis : les mendiants. Dans cette aide, c’est le client qui fixe les règles, la Grameen exige un seul point : l’argent que le mendiant rembourse doit provenir uniquement de son activité et non de la charité. Aujourd’hui, seulement 15% deviennent des véritables clients de la Grameen, cela prouve que le défi est ardu, mais la Grameen poursuit ces efforts pour atteindre son objectif des 50% pour 2005. Nous avons été stupéfaits par cette banque. Avec de tes innovations et de telles réussites, nous avons compris pourquoi la Grameen est connue dans le monde entier. |
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 22. Bangladesh (ASA)
Malgré les récents progrès économiques, 36% de la population du Bangladesh (140 millions) vit en dessous du seuil de pauvreté (1 USD par jour). Près de 17% de la population seulement a accès au système bancaire traditionnel. Un impressionnant réseau financier s’est mis en place pour répondre à ces besoins spécifiques. Ce réseau, le Credit and Development Form (CDF) compte 656 institutions membres et propose de la micro finance a 12 millions de clients. ASA est un des plus gros acteurs dans ce domaine (13,5 millions de Takka) avec 3 millions de clients. Elle a mis en place un modèle unique en terme de réduction des coûts, répliqué avec succès dans d’autres pays. De plus, sa particularité repose dans la diversité et les prêts qu’elle propose. En effet, ils ont mis en place un programme de micro crédit destiné principalement aux femmes, afin qu’elles démarrent une activité et génèrent des revenus. Ces petits prêts (4000 a 6000 takka, soit 80 Euros environ) sont remboursables en 46 paiements échelonnés toutes les semaines, pour un taux de 15% par an.En complément de ces micro crédits pour les plus pauvres, ASA propose des petits prêts (2000 Euros) mais aussi des prêts spécifiques pour les petites banques déjà existantes (250 Euros). Enfin, elle a un programme de prêts pour les petites et moyennes entreprises, soit des prêts de 2000 Euros maximum échelonnés sur 2 ans. En effet, ces entreprises ont le potentiel de créer de l’emploi pour les plus pauvres.Ainsi, ASA par la diversité de son offre, accompagne les plus pauvres directement mais aussi indirectement en prêtant aux petites et moyennes entreprises. Avec l’importante décentralisation et la standardisation de ses opérations, chaque branche d’ASA est amenée à être indépendante financièrement et après 12 mois d’activité seulement.Leur efficacité est telle qu’ils prévoient d’élargir leur clientèle de 1,5 millions pour fin 2005 : un sacré challenge et une étape importante dans la réalisation des objectifs de développement du millénaire. |
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 23. Bangladesh (AUP)
| A Dhaka, nous avons eu l’opportunité de rencontrer l’association « Association for Underprivileged People », membre de la plateforme de Planet Finance. Nous y avons découvert que le Dr Mostaq Ahmmed, personne qui nous avait formés à Paris avant notre départ est le « chairman » de cette association. |  |
Informations générales : - Nom : AUP (Association for Underprivileged People) - Région : Comilla division et Chandpur division qu Bangladesh. 2 branches sont présentes dans les 2 divisions. - Création : en juin 1998 pour les programmes sociaux après une inondation et en avril 1999 pour le programme de micro crédit en zone rurale. - Mission : Faire reculer la pauvreté par le biais de 4 programmes: 1. Un programme de micro crédit 2. Un programme de santé et de nutrition 3. Un programme d’éducation 4. Un programme humanitaire - Vision : « Nous voulons accélérer le développement socio économique du pays à travers des programmes d’éducation, d’entreprenariat et d’aide envers les personnes non privilégiées ». - Statut : L’association est enregistrée sous 3 formes juridiques particulières, ce qui lui accorde certains avantages: 1. Social welfare directory 2. NGO welfare bureau : donne accès aux fonds internationaux 3. Directory of narcotic control - Historique : En juin 1998, suite à une grave inondation qui a laissé derrière elle de nombreux paysans sans récoltes, AUP a été créé dans le but de leur venir en aide et d’éviter une famine. 11 mois plus tard, AUD a lancé une activité de micro crédit afin de proposer des services financiers à cette population rurale. - Financement : L’activité sociale est financée par l’assistance technique et financière de BRAC, tandis que les fonds nécessaires pour la micro finance vient en partie des banques commerciales (taux d’intérêt entre 12 et 14%), de la MAC et de la CDP qui accordent des prêts à 10%. - Network : Planet Finance - Contact : Mouchak Tower (4th floor), 83/B, new circular Road, Malibag, Dhaka-1217. Informations financières: Prêt: - Type : Prêts groupés. 4 à 5 prêts peuvent être accordés à une même personne fidèle au remboursements. - Prêts Minimum : 4 à 5 000 takas - Prêts maximum : 14 000takas - Taux d’intérêt : 15% - Clients : 100% de femmes. - Fréquence des remboursements: Hebdomadaire, et sur une période de 46 semaines. Assurance: La micro assurance est disponible. Elle coûte 0.5% du prêt à l’emprunteur qui désire s’assurer contre les risques de non remboursements des autres emprunteurs du groupe. Performances financières:
Objets | Ratio
| Coût par unité monétaire | 0.09 | Coût par prêt | 517takas (=6.5€) | Nombre d’emprunteurs par agent de crédit | 259 | Taux de recouvrement | 100%
| Operational self-sufficiency | 133% |
Objectifs 2005 : - Passer la barre de 3 189 à 4 250 emprunteurs. - Passer de 6.5 à 10 millions de takas de fonds de roulements. - Ouvrir 2 nouvelles branches.Notre interlocuteur à l’AUD : « Depuis 10 ans au Bangladesh la situation a enormément changé grâce à la micro finance. Les gens sont plus éduqués, savent se soignés, créent leurs propres emplois… »
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 24. Inde (SIDBI)

La Banque SIDBI (Small Industries Development Bank of India) de Calcutta.
Pour la première fois depuis notre départ, nous sommes passés du côté des financeurs. En l’occurrence ici des banquiers. Nous avons rencontré Saneesh Singh, assistant du directeur de la Banque SIDBI. En 1994, suite à un test sur un programme de micro crédit la SIDBI a délivré un crédit de 9 000€ à une IMF. Ce premier test s’est concrétisé par un succès. Et aujourd’hui, cette banque soutient plus de 100 ONG et délivre chaque année des prêts totalisant plus de 200 millions de Rupees soit plus de 3,5 millions d’euros. Concrètement, comment cela fonctionne t il ? - La banque repère les IMF intéressées par un apport de fonds. - Elle étudie le rating (Audit approfondi réalisé par des organismes spécialisés dans la micro finance) ou l'audit externe de celles ci. - La banque investit sous forme de prêt dans les IMF de type ONG, et peut éventuellement investir dans le capital de celle dont les formes juridiques sont identiques à celles d’une entreprise. La SIDBI accorde des prêts sur une période fixée à 4 ans, et à des taux d’intérêts variant entre 9 et 11% selon les garanties fournies. La volonté de notre banquier à travailler dans le but d’aider les plus démunis à se sortir de leur situation précaire nous a séduit. Le fait de considérer les micro entrepreneurs comme les futurs clients de sa banque nous a cependant rappelé la dure loi du marché. Il nous fait prendre conscience que le marche de la micro finance était bien ouvert au secteur bancaire, et seulement couvert a 5% ! Selon lui, cet investissement est quasiment sans risque, et présente de belles opportunités pour l’avenir.
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 25. Inde (Sa-Dhan network)
De nombreux changements ont vu le jour dans le secteur de la microfinance en Inde. Le secteur bancaire commence à se montrer intéresser dans la MF et y voit 1 intérêt commercial. Le montant total dépensé dans la MF par le secteur bancaire a été de 1600 crores en 2004. alors que 50000 crores sont nécessaires pour satisfaire la demande en crédit pour les pauvres. Le secteur de la MF en Inde est en pleine évolution et de nombreux nouveaux acteurs sont entres sur ce marché porteur. La plupart des IMF n’ont pas les bases solides pour assurer leur rentabilité et satisfaire la demande. De plus, l’environnement légal et les régulations du marché ne sont pas propices au bon développement de ces IMF. C’est dans ce contexte que le rôle de la Sa Dhan Fundation prend tout son sens. Avec 5 ans d’ancienneté, cette association compte maintenant 98 membres, loin des 19 du départ. La Sa Dhan a répondu au réel besoin qui existait en Inde, à savoir créer une plateforme pour la Micro Finance. En effet, les acteurs clés reconnaissent que, malgré leur diversité, il est important de développer de nouveaux programmes et nouvelles initiatives ou œuvrer ensemble pour un environnement plus favorable. La mission de la Sa Dhan est de construire un terrain favorable pour le développement de la MF en Inde, d’aider les IMF à être plus efficace et mieux répondre aux besoins des pauvres, dans le milieu rural et urbain, afin d’améliorer les conditions de vie de ses membres. La Sa Dhan en tant que réseau travaille avec ses partenaires (gouvernement, banques, donateurs, pauvres…) sur 3 axes principaux : - Améliorer l’environnement légal et juridique ; - Etablir les principes de bases pour les IMF afin d’adopter un modèle financier commun a tous, mais aussi les méthodes de gestion et de management les mieux adaptées pour ces IMF ; - Mettre a disposition la meilleure formation pour les IMF ; - Informer le secteur avec ses travaux de recherche et les diverses publications sur les modèles optimums de la MF en Inde. L’initiative de la Sa Dhan est maintenant très reconnue et bien perçue en Inde. La complexité et la diversité de la MF en Inde rendent la Sa Dhan indispensable en tant que médiateur et unificateur.
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 26. Inde Planet Finance
Ayant repris contact avec Planet Finance nous partons sur de nouvelles bases pour établir un partenariat plus riche et constructif. Il s'agit maintenant pour nous d'établir des portraits de micro-entrepreneurs des partenaires de Planet Finance. L'objectif est de réaliser une exposition à notre retour sous couvert de Planet Finance et la publication d'un livre illustré avant les fêtes de fin d'année 2005. En échange Planet Finance nous introduit chez ses partenaires dans les pays que nous traverserons. Mission facile à réaliser et efficace du point de vue de la communication : c'est ce que nous recherchions d'un tel partenariat.
| A cet effet, ce jeudi 26 janvier nous avons rencontré Shivendra Sharma responsable de l'office de Planet Finance (PF) en Inde. PF India est un organisme local membre du réseau de Planet Finance. | | Leur mission est de venir en aide à des organismes de micro finance en phase de croissance en leur proposant notamment des supports informatiques ainsi que les formations adaptées. PF peut également avoir un rôle de conseiller pour les organismes qui le souhaitent. En partenariat avec des organismes aussi importants que MicroSave, la BIRD ou encore ABN, PF développe une accréditation de qualité qu'il compare à la référence ISO 9001 mais adapté au micro crédit. L'objectif est d'améliorer les processus de travail des organismes et de récompenser les IMF méritantes avec cette accréditation reconnue par des organismes internationaux. L'idée est de former un maximum d'IMF aux processus de travail déjà éprouvés pour les rendre plus productives sans pour autant perdre la philosophie d'aide aux plus pauvres. Mais Planet Finance, c'est aussi une source d'information performante disponible online grâce à Planet University. Notre visite fut donc l'occasion de découvrir plus concrètement les nombreuses activités de notre partenaire. Nous avons également pu avoir une vision plus globale du marché de la micro finance en Inde. |
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 27. Inde (Sewa)
Lors d'une escale a Ahmedabad dans le region du Gujarat, nous avons eu l'opportunite de rencontrer la SEWA (Association des femmes creatrices d'entreprises). Cette association est le plus important syndicat de cet etat. Informations générales : Nom : SEWA (Self Employed Women's Association) Région : Ahmedabad, dans l'etat du Gujarat Création : en 1972 Mission : 1. Aider les pauvres exclus du systeme economique par le biais du micro credit. 2. Assurer l'independance et l'autonomie des femmes membres de l'association dans les domaines du travail, de la sante et de la securite. Statut : Mouvement qui rassemble 700 000 femmes a travers des cooperatives et des entreprises. Historique : En 1974, 4000 femmes ont donne 10 roupies (1.5euros) pour creer la Sewa Cooperative Bank. Elle a permis a de nombreuses femmes pauvres d'acceder pour la premiere fois de leur vie a un organisme de pret et d'epargne, les banques traditionnelles refusant de s'occuper des clients aux revenus aussi limites. Financement : 1. Donateurs institutionnels : 60% 2. Gouvernement d'etat : 24% 3. Gouvernement central : 10.5% 4. Revenus de l'activite : 5% 5. Donateurs particuliers : 0.5% Network / contact : SEWA Reception Centre, opp. Victoria Garden, Bhadra, Ahmedabad-380 001 www.sewa.org
Informations financières : Prêt : Type : Collectif, sur 3-5 ans Clients : 100% des clientes sont des femmes. En 2004, l'association comptabilisait 700 000 clientes. On distingue 3 types de clientes, 1. Les colporteuses et les marchandes, qui vendent leur marchandise dans des chariots, des paniers ou de petits echoppes. 2. Les ouvrieres a domicile, qui fabriquent des tissus, des poteries. 3. Les travailleuses manuelles prestataires de service pour les travaux des champs, la contruction, la blanchisserie ou le menage chez les particuliers. * A noter qu' en Inde, 94% des femmes et 93% des ouvriers appartiennent a l'une ou l'autre de ces categories d'emplois "non organises". Pret maximum : 25 000 Roupies (soit 375 euros) Repartition des clientes par secteur d'activite : 80% dans les zones urbaines 20% dans les zones rurales Taux de recouvrement : 94% en 2001 93% en 2002 92% en 2003 Taux d'interet : Il fluctue entre 14.5% et 17% par an.
Epargne : Lorsqu'il est volontaire, la micro entrepreneuse doit s'engager sur une base de 40 roupies par mois sur 5 ans pour beneficier annuellement de 10.5% d'interet. Si l'echeance n'est pas respectee, les 10.5% se transforment en 4%.
Formation : Entre 10 et 12 modules de formation sont proposes dans les domaines de la sante, de l'education des enfants, de l'alphabetisation, du logement et de l'independance financiere. Assurance : Ce service est propose par la Sewa depuis 1992. Il est totalement libre. Aujourd'hui, pres de 15 000 clientes ont choisi la micro assurance. 3 solutions sont envisageables pour les micro entrepreneuses. En versant une somme chaque annee les micro entrepreneuses se couvrent contre certains risques. (comprenez 56 Roupies = 1 euro)
| Solution 1 | Solution 2 | Solution 3 | | Mort naturelle | 3 000Rp | 5 000Rp | 10 000Rp | | Mort accidentelle | 40 000Rp | 40 000Rp | 40 000Rp | | Deces du mari | 15 000Rp | 15 000Rp | 15 000Rp | | Hospitalisation | 1 300Rp | 4 500Rp | 9 000Rp | Feu / innondation / catastrophes naturelles | 5 000Rp | 10 000Rp | 20 000Rp | | Montant annuel | 700Rp / an | 1 800Rp / an | 3 300Rp / an |
Performances financieres : Autofinancement : L'auto suffisance est assuree depuis 2001. Profit : 2001 : 3 570KRp 2002 : 5 176KRp 2003 : 8 859KRp La SEWA est activement impliquee en faveur d'un salaire minimum de 125 roupies par jour pour les plus demunis. Son adhesion annuelle coute 5Rp. Cette organisation est sur le point de lancer un nouveau service, le "Housing", afin d'ameliorer les conditions de vie des micro entrepreneuses. |  |
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 28. Inde (Reseau Uplift India)
| Le 4 janvier 2005, nous nous sommes rendus a Pune pour visiter le reseau UpLift India Association. Nous sommes recus dans les locaux de Swabhimaan par Nitin Madan qui sera notre guide durant toute la journee. | | Avant notre depart, nous avions rencontre a Paris Stephane Buthaud d'Interaide (ONG francaise) et nous etions tres interesses de voir sur le terrain leur realisation dans le reseau UpLift India Association.
Cette visite d'une journee sera bien courte pour comprendre l'etandue du travail d' UpLift et Timothee a decide de rester pour approfondir ses connaissances en micro finance et mieux comprendre l'ensemble des services proposes dans ce large reseau.
Informations générales : - Nom : UpLift India Assiciation. - Région : Pune et Bombay - Création : Existence informelle depuis 2000, formalisée en novembre 2004, UpLift regroupe tel un collectif associatif, 9 ONG ayant toute leur propre statut juridique et leur indépendance. - Mission : 1. Augmenter le revenu des personnes les plus pauvres grace aux activités de prêts productifs et de services associés (épargne, formation,…) 2. Stabiliser les revenus des plus pauvres par des services autour de la gestion des risques de santé et d’accident : (fonds mutuels de sante, amélioration de la qualite des soins) - Vision : Provoquer une reaction en chaine benefique au "partenaire" (client) en proposant des services et des moyens lui permettant d’ameliorer sa qualite de vie et sa situation economique. - Statut : UpLift India Association est enregistré en tant que « Non profit Company ». - Historique : UpLift fut créée en 2000 et reunie 9 associations: 1- Annapurna Parivar Vikas Samvardhan (APVS) Pune, 2- Development Initiative in Self Help and Awakening (DISHA) Pimpri Chinchwad 3- Disha Kendra (DK), Yerwada 4- Parvati Swayamrojgar (PS) Pune 5- Vikas Yuva Sanstha (VYS), Pune 6- Annapurna Mahila Mandal Co-operative Credit Society (AMMCCS) Mumbai, 7- Navnirman Samaj Vikas Kendra (NSVK) 8- Swabhimaan Pune et 9- InterAide (ONG francaise creee en 1980 par Paul Lesaffre) Ces deux dernieres interviennent en tant que supports techniques et financiers dans ce reseau. - Financement : Interaide finance en majeure partie les activites d’UpLift, - Network / contact : Reseau InterAide Contact :Swabhimaan, Flat No 105, Sagar Darshan Apts, Synegogue Street, Pune Camp. India. Swabhimaan_pune@hotmail.com Office +91 (20) 2605 1013 Descriptionuplift.doc Informations financières : UpLift propose aux hommes et aux femmes des prets individuels et collectifs. Nous nous interesserons plus particulierement aux prets individuels accordes par l’ ONG Parvati que nous avons eu l’occasion de visiter.
|  | Prêt : - Type : Parvati propose des prets individuels aux hommes et aux femmes sans distinction. Les durees de remboursement sont decidees par le partenaire, elle tourne souvent autour de 4 a 6 mois. Suivant la frequence de remboursement les prets ont des taux differents.
Remboursements (a taux constant): _ quotidiens 2,7% _ hebdomadaires 2,1% _ mensuels 1,5% - Clients : 70% de femmes pour 30% d'hommes. Travail en milieu urbain. - Taux de recouvrement : 98% - Fréquence des remboursements: quotidienne (de moins en moins pratique), hebdommadaire ou mensuel selon le choix du partenaire. - Processus d'obtention: La methodologie de Parvati est bien rodee et permet de cibler efficacement les besoins des partenaires. Les Collector Motivator (travailleurs sociaux) vont sur le terrain a la rencontre des habitants pour remplir des questionnaires appeles "Hello Form", puis si la personne est interessee par ses services, les CM reviennent a l'occasion du "Family Form" qui permet de determiner quel programme est le mieux adapte aux besoins de la personne: Family development program, Prêts productifs ou sociaux ou encore Job placement. Ensuite vient l'etape du "Workshop form" qui permet d'etablir le Business plan du futur entrepreneur. Enfin durant la Decision day, le partenaire va savoir si il a ete selectionne pour obtenir un pret et a quel montant. UpLift propose en parallele a ces prets des micro-assurances pour permettre aux familles de faire face aux dépenses lors de problèmes de santé ou suite aux accidents.
Epargne : Parvati propose de l'epargne a ses partenaires et oblige ses partenaires emprunteurs à epargner. C'est à la fois une garantie pour eux et pour le partenaire qui apprend a mieux gerer son argent. L'epargne obligatoire correspond a 50% du montant du pret.
Performances financieres : Les performances financiers de Parvati sont a nuancer suivant les charges prises en compte dans le calcul. Ainsi, sans prendre en compte les depenses effectuees par Swabhimaan pour apporter le soutien technique necessaire a Parvati, l'autofinancement de l'ONG est assuree a 75%. L'objectif etant d'atteindre l'autofinancement total d'ici les deux prochaines annees. - Previsions :Parvati touche actuellement 3000 personnes a travers ses 6 branches, son objectif etant d'atteindre 4000 personnes pour atteindre l'autofinancement. Prevision d'UpLift: lancement de deux nouvelles ONG au sein du reseau, Annapurna Mahila Mandal dont le lancement est prevu pour 2005 et Swaadhar qui est encore sous etude.
Exemple Concret: Une journee a Lohianagar, branche de Parvati Une arrivee en velo fait sensation dans cette banlieue de Pune ou je me rends pour suivre le remplissage des questionnaires "family form". Je suis accueilli par Ganesh. A 25 ans, Ganesh a deja gravi tous les echellons de sa branche et avec son diplome en Business, il est desormais le Branch Manager de Lohianagar. Avec Ganesh et une Collector Motivator (chargee d’environ 200 partenaires) nous sommes partis a la rencontre des gens des bidonvilles pour prospecter de nouveaux partenaires. Les rencontres sont informelles et spontanees. Le fait des se rendre chez la personne permet de creer une relation de confiance et ce en toute simplicite. Une fois entree, toute la famille se rassemble autour de notre futur partenaire, et dans cette piece ou l’on se sent pourtant si vite a l’etroit, je ne vois que des sourires et des visages rayonnants. Durant une demi-heure, notre partenaire va nous explique sa situation familiale et ses projets de developpement grace a un questionnaire pre-etabli (Family form). Une fois de retour a l’agence, les employes vont etudier ces « family forms » et determiner le programme d’aide le mieux adapte a la personne : Job Placement, Family Development Program, Income Generated Progam…Sur les registres, les empreintes digitales se melent aux signatures hesitantes mais qu’importe, ici, c’est l’envie de s’en sortir qui compte. |
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 29. Inde Grameen Bank, operateur telephonique
Durant ces 30 années d’existance, la Grameen Bank recherche continuellement de nouveaux moyens pour sortir les familles de la pauvreté et les teste. Certains réussissent, d’autres échouent. Celui du téléphone mobile connait un franc succès.Au Bangladesh, il y a quelques années, un seul opérateur détenait la licence de la téléphonie mobile. Grace a ce monopole, ses servives étaient chers et donc accessibles uniquement par la classe aisée. Sur ce constat, la Grameen a investi le monde de la technologie et s’est battue corps et âmes pour obtenir cette licence. Cette initiative fut beaucoup critiquée: "Que peut faire un pauvre avec un portable, c’est ridicule!"Depuis sa création, l’opérateur de la Grameen dénombre plus de 90 000 abonnées dans le pays et chacun paye ses mensualités. "Aujourd’hui, tu prêtes un portable à une femme, en vendant ses minutes téléphoniques dans son village, elle sort aisément de la pauvreté, c’est inévitable" insista le Pofesseur Mohammed Yunus (P.M.Y.).La Grameen a encore poussé plus loin pour convaincre les femmes du pouvoir de ce petit appareil Hi-Tech. Elle joint avec le portable une petite carte indiquant le numéro de portable du Premier Ministre, de son secrétariat et son domicile. Elle leur précise qu’en cas de problèmes, elles peuvent composer ses numéros, le téléphone sonnera chez lui et quelqu’un décrochera.Un jour, un problème est survenu dans un village. Sur la carte, il est aussi indiqué le numéro du médecin et du poste de police le plus proche. Ainsi, les villageois utilisèrent le portable pour prévenir la police. Les réponses étaient récurrentes: "On va arriver", "Pas de problème", "Attendez un peu"… Après plus de 3 heures d’attente, la police n’étant toujours pas là, la femme rappela pour des explications: "On vous a appelé à plus de 10 reprises. Pourquoi ne venez-vous pas? Quel est le problème". La police a répondu: "Oh, on n’a pas trouvé le personnel…blablabla". Elle les coupa et reprit d’un ton vif: "Ecoutez! Voulez-vous que j’appele le Premier Ministre, j’ai son numéro, voilà son numéro…" Moins d’une heure après la police s’était rendue sur les lieux. Le fait d’avoir le numéro et le moyen pour joindre une personnalité donne à son tour de l’importance à la personne. Par cet exemple, Le P.M.Y. montre que ses équipes cherchent par tous les moyens de donner du pouvoir aux pauvres. |
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 30. Inde (Read Centre - Interview)
Read Centre est une ONG situee a Bangalore, en peripherie de la ville pres des bidonvilles. Cette organisation a ete creee en 1984, et se consacre au developpement d'activites dans les zones rurale et les bidonvilles a travers le micro credit. Les groupes soutenus sont totalement independants dans leur gestion et leurs prises de decision. | Non repertoriee comme une IMF, notre visite nous a permis de decouvrir une petite structure rondement menee par son dirigeant, Sam Chelladuram, un homme exceptionnel. Nous vous faisant part ici d'une partie de l'echange que nous avons eu avec cet homme passionnant et passionne: |  |
- " Sam, d'ou vous est venue cette idee de Read Centre?" Sam: " A la suite de mes etudes, a 23 ans, j ai voulu me consacrer a l integration des exclus et des plus pauvres en Inde. Ca a ete une revelation pour moi et les premiers combats que j ai mene ont ete a l'egard des lepreux ou des personnes handicapees. Rapidement nous avons ouvert notre champ d'action a la couche de population la plus pauvre, regroupee en une caste: la caste des Intouchables. Il fallait redonner confiance a ces personnes en les aidant a mettre a profit leurs talents manuels ou leurs potentiels creatifs. Read Centre (Rehabilitation Education And Development) se devait d'etre une ONG pour ces personnes exclues, et gerees par elles-memes. - "Quels sont les principaux objectifs de Read Centre?" Sam: "L'objectif prioritaire de Read Centre est de motiver, d'eduquer les gens sur la creation de petites activites. Nous voulons aider les communautes a mettre en place ces petits business afin de creer des economies locales plus fortes, perennes et financierement viables. Nous privilegions aussi beaucoup l'education des enfants qui est la base de leur avenir. Enfin nous travaillons aussi a la promotion et la mise en place d'un reseau de canalisations pour distribuer de l'eau potable aux villages et ameliorer leur conditions sanitaires." - "Concretement, quelles sont les activites et les programmes mis en place pour remplir ces objectifs?" Sam: "Nous avons mis en place les CBDI (Community Business Development Initiative) qui sont un peu similaires aux groupes beneficiant de nos micro credits. Les personnes de ces communautes se regroupent et se mettent d'accord sur la gestion de leur communaute. Avec la force du groupe, les paysans deviennent ainsi co-proprietaires des champs et non plus locataires. Des systemes sont mis en place pour offrir des salaires egaux entre hommes et femmes (en general 75 Rupees la journee - 1,5 Euro). Des micro credits ont permis aux plus pauvres de s'acheter une vache. En revendant le lait a la cooperative locale, ils deviennent automatiquement membres de la cooperative, et se sentent ainsi reconnus. De plus, la vache represente un investissement sur et rentable pour eux. Une grande fierte apparait alors et tous les espoirs redeviennent possibles pour ces micro entrepreneurs. D'autres programmes sont ICD (Integrated Community Development) et insistent sur la formation des femmes. Ces formations les destinent a devenir des professionnelles dans leur activite et renforcent les techniques de vente et leur pouvoir de negociation. Enfin nous travaillons avec WAI (Water Aid India) pour les problemes d'eau et sanitaires et avons deja repondu aux besoins en eau de 10 villages, soit 5600 habitants." - "Quelles sont les principales difficultees que vous rencontrez?" Sam:" Les principaux problemes viennent du probleme des castes en Inde. Il y a eu de nombreuses disputes entre les hautes castes et celles des Dalits (Intouchables) lors de la formation des groupes d'entraide, des associations de paysans et les clubs de jeunes. Le respect des castes est une veritable barriere pour etablir une harmonie entre les villageois. Les anciens ne veulent pas que les femmes s'emancipent et se reunissent la nuit par exemple, ou meme sortent de chez elles. Ces castes conditionnent la vie sociale et economique de l'Inde. Un autre probleme vient de la collecte des fonds pour couvrir les activites de l'ONG, et ce probleme se retrouve dans beaucoup d'ONG en Inde. Read Centre est en passe de devenir independante de ces fonds publics et prives, mais c'est encore difficile. Une de nos specificites dont nous sommes fieres est que les groupes d'entraide fixent eux-memes les taux d'interets en fonction de leur potentiel de remboursement et d'epargne. Pour nous, cela se traduit par des faibles revenus et certaines de nos activites ne sont pas encore rentables. - "Quels sont les principaux resultats de vos campagnes et programmes aujourd'hui?" Sam:" Nous sommes fiers d'avoir, a travers le micro credit, permis a 500 familles de devenir proprietaires terriens et independants de tout usurier local. Nous avons cree 15 Community Business Groups et aide 300 familles a demarrer leur activite et generer des revenus reguliers. Nous avons construits et mis en place 30 ecoles primaires pour 900 eleves des couches les plus pauvres. Enfin, 120 maisons ont ete construites dans les envrions de Bangalore." Read Centre lance un appel aux dons pour continuer ces programmes de developpement dans les zones rurales et les bidonvilles. Merci a Sam de nous avoir explique sa mission et bravo pour son devouement a l'egard des plus pauvres. Retrouvez tous les details sur www.readcentre.org |
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 31. Inde (Grameen Koota)
| A peine arrives a Bangalore, nous visitons l'IMF Grameen Koota. |  |
Pour la seconde fois depuis le debut de notre periple, nous avons rencontre une association du reseau "Grameen Trust": La premiere etait la "Waste Reduction Program" en Turquie. Un accueil tres chalheureux de tout le staff nous attend, tres intrigues par notre periple et nos motivations, ces derniers nous ecoutent exposer les objectifs de notre tour. Le reste de la journee s'alterne entre visite de branches, de micro entrepreneuses et de la presentation de l'association. A noter egalement notre passage dans l'ecole "Gurukul School" rattachee a la GK. Nous sommes tombes sous le charme de cette IMF a tel point que Maxime a decide de prolonger sa visite d'une semaine.
Informations générales : - Nom : Grameen Kota. - Région : Bangladore. 14 branches sont presentes (a Bangalore Dist, a Tumkur Dist, et a Mandya Dist). Prevision de 8 nouvelles branches en 2005. - Création : en 1999 avec l'aide de l'apport en capital initial de la "Grameen Trust" - Mission : 1. Aider les femmes pauvres dans les milieux ruraux et urbains ainsi que leurs familles a sortir de la pauvrete grace au micro credit. 2. Delivrer des services financiers adaptes dans un objectif de reduire les couts et devenir une IMF rentrable tout en proposant des services sociaux. - Vision : Construire une IMF qui apparteindrait et serait managee par les femmes pauvres elles memes. - Statut : IMF pour ses missions et objectifs, ONG pour ses statuts juridiques Indiens. - Historique : Issue de l'ONG "T.Muniswappa Trust" en 1999, la Grameen Koota est une des 3 filiales de l'ONG. Les autres s'appellent la "Gurukul school", et la "Grama Swabimana". Ces 2 filiales ont pour objectifs la sante, l'education, et la nutrition.
- Financement : La Gramen Trust a accorde les fonds initiaux. Quant a la croissance, elle est financee par les banques commerciales locales. - Network / contact : Reseau Grameen Trust Contact :Avalahalli, Anjanapura Post Bangalore 560 062 INDIA www.gramenkoota.org |  |
Informations financières : Prêt : - Type : La GK propose des prets collectifs remboursable en 50 semaines avec 18% de taux d'interet . De pret en pret, la micro entrepreneuse va pouvoir beneficier de montants plus eleves. - Clients : 100% de femmes. En Octobre 2004, 16 000 femmes etaient clientes. - Repartition des clientes par secteur d'activite : 7% dans l'agriculture 54% dans l'elevage 39% dans les micro entreprises - Taux de recouvrement : 100% - Fréquence des remboursements: Hebdomadaire. - Processus d'obtention: La methodologie de la Grameen Koota a ete construite sur celle de la fondation donatrice " Grameen Trust" (Bengladesh) et a ete adapte a l'environnement Indien. Les groupes constitues de 5 femmes suivent 7 fois une heure de formation en une semaine avant l'attribution du pret.
Epargne : La Gramen Koota pratique l'epargne obligatoire, et insite fortement ses entrepreneuses a epargner volontairement un petit supplement. Performances financieres : - Autofinancement : L'auto suffisance est assuree a 86%. Leur objectif est d'atteindre les 100% en 2005. - Previsions :Toucher 360 000 familles en 2008, et creer 8 branches en 2005. Exemple Concret: Rencontre avec les micro entrepreneuses. Nous avons assiste a la visite d'une des branches de l'association. Nous avons ete surpris par le logiciel mis en place pour ameliorer la gestion et le suivi des micro entrepreneuses. Nous avons ensuite eu de cours entretiens avec deux micro entrepreneuses, l'une loue des video cassettes, et l'autre travaille sur un metier a tisser. Une fois encore, leurs sourires et leur fierete illustraient bien la reussite du micro credit dans ce milieu. |  |
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 32. Inde (Imed)
En arrivant a Madras en Inde, nous avons rencontre l’association IMED "Inter-Mission Micro Entreprise Development". Le 5 decembre dernier, deux australiens, Mr et Mme John nous ont recus pour presenter leur association et echanger sur le micro-credit. Suite a un coup de coeur pour cette IMF il y a 3 ans, Mme John est parvenue a convaincre son epoux pasteur protestant de s’investir dans cette ONG chretienne pour une mission de consulting d’un an.
Informations générales :
- Nom : IMED, "Inter-Mission Micro Entreprise Development” - Région : Madras. 4 branches sont presentes pour couvrir au mieux la superficie de la ville - Création : fevrier 1996 - Mission : Soutenir les pauvres par le biais de la motivation, de la formation et du micro-credit. - Vision : Avec ses services, IMED souhaite que les pauvres deviennent avec leurs propres activites des citoyens dignes et confiants en l’avenir. - Statut : Programme de micro credit rattache a l'ONG IIDA, "Inter-Mission Industrial Development Association", celle-ci developpe des programmes de formation pour la jeunesse defavorisee.
- Financement : Opportunity International (OI) est le partenaire principal et la Fondation TEAR de Nouvelle Zealande. - Network / contact : Opportunity International present dans 24 pays - Contact : 4, Thomas Nagar, Little Mount, Saidapet 600015 INDIA email: imedcent@md4.vsnl.net.in | 
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Informations financières : Prêt : - Type : Apres une formation intensive sur les 8 premieres semaines, IMED delivre des prets collectifs entre 2000 et 4000 Rs (entre 30 et 60 euros) remboursables sur 24 semaines avec un taux d’interet de 2 % la semaine.- Clients : IMED focalise ses activites pour les 6 millions d’habitants de Chennai. Cette ville detient un taux de chomage de plus de 30 %, 40% de ses inactifs vivent en dessous du seuil de pauvrete. En Inde, un pauvre gagne moins de 2 dollars par jour. Les equipes s’aventurent dans les quartiers pauvres ou les apports vitaux sont inquietants, notamment en eau, canalisations et logements. Bien qu’ouvert aux deux sexes, cette methodologie reussie mieux aupres des femmes car les hommes n’aiment pas partager leurs besoins financiers. IMED a soutenu plus de 15 000 femmes depuis sa creation. Fin 2004, 9 500 femmes sont clientes actives de l'ONG. - Taux de recouvrement : 74%, ce chiffre est en constante progression. - Fréquence des remboursements: Hebdomadaire. - Processus d'obtention: Ce Processus est une adaptation de la methodologie d’OI a la culture indienne. Par des campagnes de communication et le bouche-a-oreille, des groupes de 20 femmes se forment. Durant les 8 premieres semaines, elles sont formees intensivement pour la creation et gestion de leur futur micro-entreprise et doivent demontrer leur capacite d’epargner collectivement.
Epargne : Le groupe est encourage a epargner collectivement sur un compte en banque independent d’IMED. Previsions :
- Autofinancement : L'auto suffisance est assuree a 78%. Le reste est comble par des dons. L’autofinancement reste la priorite numero un.- Previsions: pour 2007, IMED prevoit d’avoir 18 branches et 50 000 clientes actives. Elle s'interroge sur le pret individuel pour des clientes ayant recu plusieurs credits. Elle recherche egalement un partenariat dans le secteur prive de l'assurance pour apporter de nouveaux services. Point fort: Ayant de nombreux programmes de micro-credit en Inde, plus de 7 millions d’indiens sont soutenus par la voie du micro-credit, on se souviendra que cette ONG se demarque des autres par les 8 semaines de formation et la poursuite des modules educatifs. Selon elle: "l’argent est un moyen pour aider mais la confiance en soi, la prise de responsalitite et la formation sont egalement des pilliers solides pour sortir ces femmes de la pauvrete et eviter qu’elles n'y soient confrontees a nouveau". |
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 33. Egypte (Al Tadamun)
Rapport d activité de "Al Tadamun"
| En Egypte, 80% des personnes n'ont pas acces au credit car elles ne disposent pas de garanties suffisantes. De fait, la demande en micro credit est enorme pour eviter d avoir recours aux usuriers. La population egyptienne comprend rapidement le concept du micro credit qui s'apparente a un systeme traditionnel de credits collectifs appele "ROSCA". |  |
Le 25 novembre, Al Tadamun nous a accueilli dans ses bureaux du Caire pour nous presenter ses activites de micro credit. Ces micro prets destines exclusivement aux femmes sont geres en majeur partie par des femmes. Ainsi, nous sommes recus par deux d'entres elles: Reham F. El-Sedfy, manager du programme et Maha M. Anter, la responsable credit. Issues du secteur prive, ces deux femmes ont trouve dans le micro credit un moyen de donner plus de sens a leurs actions. La facilite d'obtention d'un pret pour une micro entrepreneuse tout en gardant une activite rentable pour Al Tadamun nous aura particulierement impressionne.
Informations générales : - Nom : Al Tadamun - Région : Le Caire (Abdeen branch, Imbaba Branch, Dar el Salam branch) Prevision de 2 nouvelles branches d'ici 2008 - Création : 1996 - Mission : Proposer des services financiers à des femmes à faibles revenus pour qu'elles deviennent des actrices de la vie économique egyptienne. - Statut : Programme de micro credit ratache a l'ONG "Women's Health improvement Association" - Historique : Cree en 1996 par une ONG, ce programme de micro credit a pris le nom de Al Tadamunlors de la fusion de trois branches en Juillet 2003. - Financement : Les trois principales sources de financement ont ete dans un premier temps la fondation "Save the children" fournissant un pret sans taux, puis la "Grameen Fondation" qui offre un pret a 5%. Enfin, en recherche de financement, Al Tadamun a souscrit un pret a 8% aux "Fonds sociaux du gouvernement Egyptien". Recherche de nouveaux partenaires pour financer sa croissance. - Network / contact : Save the children network, Grameen Fondation network, Sanabel network (in arab world)www.altadamun.org Informations financières : Prêt : - Type : Al Tadamun propose des prets collectifs mais projette de proposer des prets individuels pour ses clients fideles ayant atteint le maximum autorise pour les prets collectifs. - Min/Max des prêts : min 55 euros max 440 euros - Clients : 100% de femmes octobre 2004 : 8126 clientes Prevision 2008 : 16301 clientes - Taux de recouvrement : 100% - Fréquence des remboursements: Bi-mensuel. Le taux d'interet du pret varie de 2 a 2,7% avec remboursements fixes sur la periode. De pret en pret, la micro entrepreneuse va pouvoir beneficier de montant plus eleve et de taux d'interet plus bas. - Processus d'obtention: La methodologie d'Al Tadamun a ete construite sur celle de la fondation donatrice " Save the Children" et a ete adapte a l'environnement egyptien. Les nouvelles clientes viennent grace au bouche a oreilles. La procedure peut durer 10 jours pendant lesquels un groupe de 7 a 15 femmes va preparer sa demande de pret. Un nouveau groupe se reuni quatre fois 1 heure pour parler de leur projet, etudier la faisabilite, fournir des informations obligatoires, prendre connaissance des modalites de remboursement et enfin si toutes ces etapes sont correctement accomplies, le groupe recoit le pret. Apres un premier remboursement sans probleme, le groupe peut obtenir un nouveau pret en 24 heures.
Epargne : La legislation egytienne n'autorise pas les IMF a proposer des solutions d'epargne. A ses debut, Al Tadamun obligeait ses clientes a epargner sur leur compte personnel, mais les difficultes de gestion de ce systeme et le faible interet les ont pousse a abandonner cette pratique. Performances financieres : - Autofinancement : Depuis decembre 2003 Al Tadamun a atteint l'autonomie financiere - Nombre de clients par membre du staff: 248. - Marché potentiel : 80% de la population egyptienne. Exemple Concret: rencontre avec les micro entrepreneuses. | Nous avons assiste au troisieme meeting d'un nouveau groupe voulant souscrire leur premier pret. D'une duree de une heure, ce rendez-vous est dirige par le manager de la branche qui verifie si les informations fournies sont exactes. Dans une atmosphere decontractee, chacune des 9 femmes justifie les informations fournies. |  | Ici, le credit ne fait pas peur et l'on sait a quoi l'on s'engage. Dans notre echantillon de micro entrepreneuses, certaines attendent en moyenne un tel pret depuis 2 ans pour realiser leurs projets. Chacun de ces prets sera utilise pour des activites marchandes, de l artisinat principalement pour ces femmes talentueuses. |
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 34. Turquie (Waste Reduction Fondation)
Rapport d'activité de "Waste Reduction Fondation".
| Nous avons eu l'occasion de rencontrer deux membres de cette association. La première du pôle communication lors de la conférence de presse d'Istanbul, la seconde, Aziz Akgul, président de la Fondation et membre du parlement Turc lors d'un interview médiatique à Ankara. | |
Informations générales : - Nom : Waste Reduction Fondation - Région : Dijarbakir - Création : juin 2003, suite au passage de Mohammed Yunus - Mission : Exercer une activite de micro crédit. - Statut : Programme expériemental. Aziz Akgul est personnellement investi dans la rédaction de la futur loi concernant le statut des organismes de micro finance. - Financement : 100% des fonds proviennent des subventions d'états. Volonté d'attirer les capitaux privés. - Network / contact : Grameen Trust Network. Travail en relation avec "Maya". Informations financières : Prêt : - Type : Prêt individuel avec caution externe / prêt groupés avec caution solidaire - Prêt: min; 55 euros. maxi; 750 euros - Clients : 100% de femmes 2003 : 500 clientes 2004 (sept) : 860 clientes - Taux de recouvrement : 100% - Fréquence des remboursements: hebdomadaire - Taux d'intéret: entre 15 et 20% selon inflation
Epargne : Waste Reduction Fondation ne peut pas juridiquement proposer des solutions d'épargnes.
Performances financières : - Marché potentiel : Le marche Turc du micro crédit est estimé a 2 millions de personnes. |
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 35. Turquie (Maya)
Rapport d activité de "MAYA enterprise for micro finance".
| Dès notre arrivée à Istanbul, nous avons rencontre Maya. Durant toute une journée nous avons découvert cette fondation : ses ambitions, sa mission et les personnes à qui elle vient en aide. |  |
Notre venue a été l'occasion pour eux de se faire connaitre en Turquie à travers notre projet. Nous avons été à leurs côtés lors d'une conférence de presse réunissant 6 quotidiens nationaux. Informations générales : - Nom : MAYA enterprise for micro finance - Région : Istanbul / Kocaeli / Duzce - Création : 2002 - Mission : Proposer des services financiers à des femmes à faibles revenus pour qu'elles deviennent des actrices de la vie économique Turc. - Statut : Institut de micro finance - Historique : Issue de la "Fondation for the support of the women at work" qui est un lieu de rencontre et de formation pour les femmes, MAYA a pu "bénéficier d'un premier contact facile et rapide pour proposer des micro crédits" (Belgin Guzaltan, directrice de Maya). - Financement : 100% des fonds proviennent de CRS (Catholic Relief Services). Recherche de nouveaux partenaires pour financer sa croissance. - Network / contact : CRS network. Travail en relation avec "Waste Reduction Fondation". www.kedv.org.tr Informations financières : Prêt : - Type : Prêt individuel avec caution externe / prêt groupés avec caution solidaire - Montant moyen des prêts : 374euros - Clients : 100% de femmes 2002 : 37 clientes 2004 (sept) : 900 clientes - Taux de recouvrement : 100% - Fréquence des remboursements: mensuel
Epargne : Maya ne peut pas juridiquement proposer des solutions d'épargnes, néanmoins les micro entrepreneurs ont l'obligation d'épargner 10% du montant du prêt sur leurs comptes personnels. Performances financieres : - Autofinancement : 2003 (janvier), 6.7% 2004 (septembre), 100% - Nombre de clients par agent de crédit : 180. - Marché potentiel : Le marché Turc du micro crédit est estimé a 2 millions de personnes. Exemple Concret: Rencontre avec les micro entrepreneurs. | Sultan nous recoit chez elle avec Esengul. Toutes deux font parties du même groupe "solidaire de pret". Elles ont chacune recu 400 US$ qu'elles doivent rembourser en 8 mois. Elles ont ainsi pu s acheter un stock de vêtements qu'elles revendront dans la rue ou en porte a porte. Ces activités les rendent indépendantes financièrement de leurs maris et leurs permettent d'exercer une activite professionnelle. |  |
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 36. France (Adie)
Nous sommes invités à suivre un conseil de l'ADIE (Association pour le Droit à l'Initiative Economique). Cette association créée en 1991 par Maria Nowak est la plus importante institution de micro crédit en France. L'ADIE est particulièrement présente dans notre région (Nord) qui vit la création de l'association et par là même les premiers pas du micro crédit en France. L'objet de notre rencontre est de comprendre le processus d'obtention d'un prêt à l'ADIE. Le but de la réunion est d'examiner la solvabilité des dossiers présentées en vue de l'obtention d'un prêt. Ces réunions regroupent 7 personnes : à savoir, le directeur de l'ADIE, 2 bénévoles ayant une expérience en entreprise ou plus spécialement dans le secteur bancaire, 2 représentants des partenaires de l'ADIE tel que la caisse d'épargne qui jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de l'organisation et enfin 2 conseillers ADIE qui présentent les dossiers à l'ordre du jour. L'ambiance est détendue et studieuse, les acteurs se connaissent bien et chacun joue son rôle en apportant son expérience au débat. Les décisions se font de manière collégiale. Nous sommes là en tant qu'observateurs et cette réunion de près de 3h30 est très instructive sur la manière dont les organismes tels que l'ADIE ont développé le micro crédit en France. Ici, nous explique « olivier.....directeur d'agence », il faut savoir adapter son prêt à la situation de la personne étant donné l'environnement très complexe de la France. L'ADIE propose trois grands types de prêts : 1. les prêts solidaires d'un maximum de 5000 euros, ils sont remboursés avec un taux d'intérêt proche de celui pratiqué par les banques traditionnelles. 2. les prêts d'honneur sont des prêts sans taux, ils servent de prêt relais en attente d'un subvention. 3. les prêts progressifs servent à tester une activité jugée périlleuse en étalant le déblocage du prêt. Ils sont d'une durée maximale de 2 ans et varient entre 1000 et 5000 euros. En une après midi, nous étudions 5 dossiers. Ceux-ci sont présentés par les conseillers ADIE qui ont accompagné la personne dans sa demande de financement. Un dossier type a donc été réalisé à cet effet où l'on trouve des informations très précises sur : la situation familiale, le CV de la personne, le budget familiale, le détail du projet, un plan de financement ainsi qu'un plan de trésorerie. Une fois la présentation faite, le conseil va débattre (en moyenne une demi heure) ouvertement sur les forces et faiblesses du dossier et prend à l'unanimité la décision de financer ou non le projet. Pour cette après midi de rentrée, le conseil aura accepter directement trois demandes de financement, fait une acceptation sous réserve et refusé un prêt. En attendant notre prochaine rencontre avec les conseillers ADIE sur le terrain, nous repartons enthousiastes de voir que les considérations sociales ont autant d'importance que les considérations économiques pour ces banquiers peu ordinaires. |
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